J- 30 avant la clôture des Etats Généraux de la bioéthique !
Par Rédaction blog bioéthique le mardi 26 mai 2009, 09:20 - 1-Bioéthique en général - Lien permanent
Depuis le lancement de ce blog en février dernier, vous avez été près de 20 000 visiteurs par mois à lui rendre visite pour vous informer, poser une question, témoigner, réagir et échanger sur des sujets qui vous tiennent à cœur parce qu’ils vous touchent de près, vous, vos proches et la société toute entière. Nous vous remercions pour la richesse de ces échanges et vous invitons à poursuivre ce dialogue jusqu'à la fin de mois de juin sur ce blog.
Alors que les Etats généraux se concluent dans un mois, nous sommes tous invités à mettre à profit ces dernières semaines en participant pleinement à cette large consultation qui concerne le devenir de l’homme et de notre société.
* Informez-vous
A partir du 28 mai et pendant un mois, la radio chrétienne RCF vous écoute et vous informe sur les enjeux de cette loi à travers des émissions interactives et pédagogiques.
Jeudi 28 mai de 9h à 11h une grande émission interactive donne la parole aux auditeurs qui sont invités à poser leurs questions aux invités parmi lesquels Mgr d’Ornellas, archevêque de Rennes, qui a coordonné le groupe de travail des évêques de France sur le sujet, et Xavier Lacroix, théologien, membre du Comité consultatif national d’éthique.
Vous souhaitez poser une question ? Vous pouvez le faire soit en déposant un commentaire sur ce blog, soit en appelant pendant l’émission au 04 72 38 20 23 pour intervenir en direct
Autres RDV à noter sur RCF :
- vendredi 29 mai de 10h à 11h : une émission sur le thème « Bioéthique : ce qu’en disent les religions monothéistes ». Un dialogue entre le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, David Messas, grand rabbin de Paris et Azzedine Gaci, président du Conseil régional du culte musulman Rhône-Alpes.
- Du 1er au 19 juin à 7h10 : tous les jours du lundi au vendredi à 7h10, un éclairage pédagogique, court et simple sur les questions complexes touchant la bioéthique.
- Vendredi 19 juin de 9h à 10h : une émission spéciale pour récapituler tous les enjeux et les questions autour de la loi. Pour connaître la programmation de RCF sur la bioéthique
* Formez-vous
A l’invitation des évêques, les diocèses et paroisses ont organisé ces derniers mois de nombreux colloques, rencontres, conférences sur la bioéthique.
Près de 80 rendez-vous ont été ainsi proposés au public français. Dans les semaines qui viennent de nombreuses initiatives sont programmées. N’hésitez pas à vous y joindre : vous pourrez ainsi prendre connaissance des enjeux de la révision des lois de bioéthique, poser vos questions aux intervenants, approfondir votre réflexion.
Retrouvez l'agenda des événements bioéthique proposés par l’Eglise catholique
* Demandez au Seigneur la grâce de savoir accueillir la vie
Les évêques d’Ile de France ont lancé une invitation à une veillée de prière le jeudi 28 mai de 20h30 à 22h00 à la cathédrale Notre Dame de Paris. « Nous savons que la dignité humaine ne se fait pas sans lutte. Mais c’est d’abord une lutte intérieure qui se livre dans notre cœur. L’Evangile de la vie s’adresse d’abord à chacun de nous parce que les tentations sont fortes d’estimer que l’autre nous encombre. C’est la raison pour laquelle nous avons besoin de demander au Seigneur la grâce de savoir accueillir la vie, toute vie humaine, comme un don », expliquent-ils dans leur invitation.
* Prenez part au débat
Invités à se former et s’informer sur les sujets débattus lors des Etats généraux, tous les citoyens sont appelés à faire part de leur avis et suggestions sur le site internet des Etats généraux.
Profitez donc de ce dernier mois pour apporter votre contribution spécifique sur ces questions en la déposant sur le site des Etats généraux.
Commentaires
Je voudrais que l'on explique clairement aux gens les risques et ensuite les contraintes de traitements et de vie après une greffe d'organe(venu d'un donneur prélevé en postmortem)...
car ce n'est pas une guérison :c'est une autre vie bien complexe et pas forcément plus longue que sans greffe,quelquefois même plus courte !
2) je souhaite que les comités officiels arrêtent de dire et d'écrire qu'on "sauve" des vies par greffe d'organe prélevé post mortem : c'est faux, les gens ont des maladies au long cours difficiles à vivre mais ils vivent ,par exemple avec la dialyse,etc...en attendant de longues années la greffe
on SAUVE des vies avec la greffe de moelle,oui,car ce sont des leucémies qui tuent et vite, mais pas avec les organes prélevés en post mortem
il faut arrêter de faire croire n'importe quoi aux gens, surtout aux éventuels donneurs...et malades!
Réponse de François Blin le jeudi 11 juin 2009 à 22:01
"En réponse à votre billet du 26 mai vous trouverez les réponses à la
plupart de vos questions sur le site de l'agence de Biomédecine
(http://www.dondorganes.fr/La-vie-avec-une-greffe.html). Tout homme
étant mortel, les médecins ne sauvent des vies que provisoirement.
Mais la maîtrise du rejet s'est considérablement améliorée au cours
de ces dernières années, et la survie moyenne des porteurs de greffon
rénal est actuellement très supérieure à celle de ceux qui ont été
maintenus en dialyse faute de greffe. Il n'existe pas encore
d'alternative pour les greffes de foie et de coeur. Le chiffre
(fourni par l'Agence de Biomédecine) de 227 patients morts faute de
greffe en 2007 (rein 128, foie 113, coeur 70) n'est pas une invention."
Docteur François Blin.
Seigneur, que nos enfants devenus adultes, qui baignent dans toute cette modernité, aient du ressort pour accueillir, avec lucidité, l'autre et ses différences ; pour choisir la vie en s'inspirant de l'Evangile ; pour aimez ceux que Dieu nous donne!
La science a oublié une chose: il est irresponsable de faire des recherches sans se demander d'abord si cela nous humanisera. La réponse à cette question ne peut pas venir d'une avancée dans la recherche, ni d'une réponse simpliste du genre si c'est possible c'est permis et on l'homme s'y adaptera.
Ce sont les philosophes, sociologues, psychologues, politiques, théologiens qui doivent commander ou non les programmes de recherche aux scientifiques, car science sans conscience n'est que ruine de l'âme, ruine de l'homme. La France ne peut pas continuer d'exclure les théologiens et l'Eglise des débats de société, sous prétexte de laïcité. La laïcité c'est le respect des opinions, et le dialogue. La religion a des choses à dire sur l'homme, à l'homme.
Réponse de Xavier Lacroix le mercredi 03 juin 2009 à 21:25
Je partage bien sûr votre avis. Ce sera un des signes que ce débat sera vraiment démocratique, si la voix des familles spirituelles est entendue, et n’est pas considérée (comme elle l’est parfois) seulement comme celle de « groupes de pression » voire de « lobbys ». Mais cela suppose que, de notre côté, nous sachions argumenter, car ce sont des biens humains qui sont en jeu, comme tels, c'est-à-dire des enjeux éthiques que tous peuvent comprendre.
Xavier Lacroix
Dans le cadre de la révision des lois de bioéthique, j'ai principalement entendu parler de la recherche sur l'homme (PMA, cellules embryonnaires souches, dépistage préimplantatoire.etc) et peu ou pas de celle qui devrait se faire sur les animaux.Ce point a été mentionné par Jacques Testart à plusieurs reprises. Un certain nombre d'associations militent pour la protection des animaux qui sont "victimes "et font le choix délibéré de prendre comme matériel de recherches, l'être humain.. parce qu'il donne son consentement pour lui ou pour son petit; c'est un acte très grave qui se voudrait être libre et qui nous met au rang de matériel . Il est inacceptable que la seule utilisation réaliste des cellules embryonnaires souches humaines soit le testage des nouvelles molécules qui permettront "d'épargner des vies animales".
On ne peut sacrifier des êtres humains pour satisfaire le désir de connaissance de chercheurs et un futur lointain hypothétique. Les exigences demandées pour les essais cliniques de nouvelles molécules doivent l'être pour la PMA, les cellules souches etc On constate dans le public alors une "foi/confiance " sans limite dans l'issue de la recherche. Alors dans le même moment comment peut on aller vers une course effrénée au diagnostic préimplantatoire qui est la négation même de tant de résultats qui permettent d'améliorer la vie de handicapés et même de les guérir (ex la mucoviscidose).
Et nous serions les héritiers de Descartes???
Science sans conscience est ruine de l'âme et de l'avenir de l'homme.
Voici ma question pour l'émission interactive du 28 mai :
Il paraît possible de déduire du rapport du Conseil d'Etat que la mesure éthiquement la plus grave qui risque de se retrouver dans le projet de loi soumis au parlement sera la création d'un régime PERMANENT autorisant la recherche sur l'embryon abandonné ("dépourvu de projet parental"). Il s’agit en effet de la pierre de fondation d’une nouvelle «structure de péché » bioéthique qui ne tardera pas à faire sentir ses effets sur les professions de santé, les chercheurs, les professions du droit et de la justice.
La note doctrinale de 2002 du cardinal Ratzinger à propos de questions sur l'engagement et le comportement des catholiques dans la vie politique rappelle que "la conscience chrétienne bien formée ne permet à personne de favoriser par son vote la mise en acte d'une loi ou d'un programme politique, dans lequel les contenus fondamentaux de la foi et de la morale sont détruits par la présence de propositions qui leur sont alternatives ou opposées" (note, point 4).
Au-delà même des termes de cette note doctrinale, les catholiques ont une responsabilité PERSONNELLE dans la défense du bien commun de la nation. Est ici en jeu le bien le plus précieux : la protection de la vie de l'être humain dès le commencement de la vie, déjà profondément affectée par l’effet cumulé des législations sur l’IVG et la PMA.
Ne faut-il pas entreprendre en priorité une mobilisation de l'Eglise catholique en France contre cette mesure qui, PLUS RADICALEMENT que toute autre discutée actuellement dans le cadre des Etats généraux de bioéthique, menace les fondements mêmes de notre démocratie ?
En ce basant sur la Bible , Genèse 3 , 22-24 , peut-on émettre l'hypothèse que les scientifiques , en se servant de l'embryon , cherchent à trouver le secret de la vie pour devenir immortels . Le Seigneur qui a créé l'homme sait qu'il en est capable .
Il y a quatre siècles, Vincent de Paul a fondé l’hôpital des enfants trouvés pour accueillir ces enfants que l’on déposait sur les marches des maisons. Il était seul, animé par cette parole : « Que ferait Jésus-Christ à ma place ? » Aujourd’hui, ces enfants ne sont plus « trouvés » puisqu’ils sont supprimés avant qu’ils ne naissent. Et nous sommes des milliers à en être conscients et plus largement, à trouver cette « culture de mort », insupportable. Les « Maternités catholiques », qui répondent à ce besoin ne sont pas assez répandues. Ces Etats généraux ne peuvent-ils pas être l’événement qui permettrait la création de « Pôle Vie » -par exemple- qui auraient plusieurs fonctions : accueillir la vie telle qu’elle est avec les structures de soin adaptées-ou en lien avec d’autres-, accompagner les détresses –viols, stérilité, maladies, etc-, enfin éduquer les jeunes générations à l’aide d’outils adaptés.
Pour les fonds, pourquoi pas une Fondation Jean Paul II pour la vie ?
N’est-il pas temps, n’est-il pas urgent de créer des structures qui promeuvent la dignité de la personne telle qu’elle a été voulue « pour elle-même » ? et de permettre an même temps aux infirmières, médecins, biologistes, chercheurs, etc, qui le souhaitent d’exercer leur métier dans le respect de leur conscience ? Leur témoignage a été peu présent sur le blog, mais leur souffrance existe.
Réponse de Mgr Pierre d’Ornellas le lundi 08 juin 2009 à 11:28
Oui, vous avez tout à fait raison, il existe de grandes souffrances dans des
équipes médicales. J'en ai été témoin encore tout récemment. Il est
important de faire entendre sur le site des Etats Généraux la nécessité de
la clause de conscience de telle sorte que les médecins puissent exercer
leur médecine dans le respect de leur conscience. Par ailleurs, de nombreux diocèses organisent des lieux d'écoute et de
formation pour le personnel médical qui veulent agir dans le respect de la
dignité de l'être humain dès le commencement de sa vie, pour reprendre ce
que dit le Code civil français.
+Pierre d'Ornellas
déposons aussi nos avis sur le site officiel :
etatsgenerauxdelabioethique.fr
et faisons remarquer que pour participer au débat, suite à la case "je suis du même avis", il manque la case "je ne suis pas du même avis " ! (on a encore le choix : "ça m'intéresse" ou "ça fait avancer le débat" ).
Bien que les Evêques disent qu'il faut accueillir la vie comme un don,mais il y a des gens qui psychiatriquement ne peuvent recevoir cela comme un don à cause de tout le vécu réél ou transgénérationnel qu'ils portent en eux.
Les psychiatres se mettent à l'exprimer de façon claire. Alors l'Eglise peut-elle faire fi du réel et rester à la traîne de la connaissance ?
Il faut avoir la foi certes, mais pas se bercer d'illusions qui trompent les humains. L'illusion décridibilise et fait perdre le respect que l'on avait de soi.
L'Eglise respecte-telle vraiment les êtres en affirmant que recevoir un don de façon obligatoire, c'est respecter la dignité de celui qui reçoit ? Est-on obligé de recevoir quellequechose qu'on ne peut psychiatriquement recevoir ?
On est toujours libre d'accepter un cadeau ou de le refuser, même si l'on croit qu'il vient de Dieu. Sinon Dieu serait un horrible tyran.
Réponse de Mgr Pierre d’Ornellas le lundi 08 juin 2009 à 11:30
Vous avez raison, Dieu n'est pas un tyran mais le Père aimant de tous les
hommes. Son amour est présent à toute vie humaine et ne force aucune
liberté. Par ailleurs, l'Église ne dit pas qu'il faut recevoir de façon
"obligatoire" un don. Elle éclaire les consciences de tous et ne veut en
juger aucune, absolument aucune. Elle veut accompagner chacun, quelle que
soit la décision qu'il prend, comme en témoignent bien des personnes des
aumôneries catholiques de maternité. En éclairant les consciences de tous,
elle veut aider les personnes à comprendre que quelqu'un puisse ne pas avoir
la force psychique suffisante pour accueillir un enfant. Plusieurs
hypothèses sont ici possibles et chaque situation mériterait d'être prise en
considération. Je ne prendrai qu'un cas: quand la femme en difficulté
psychique peut porter son enfant jusqu'à terme et le faire naître sans
pouvoir le garder, en raison de sa faiblesse psychique, alors l'Église
encourage l'adoption d'un enfant né sous X.
Que notre regard sur Dieu et sa bonté nous aide à changer de regard en
devenant bon pour tous.
+Pierre d'Ornellas
La gestation pour autrui : même si cela peut être un bonheur pour un couple sans enfant de concevoir de cette manière, cette pratique de l'abandon progammé n'est pas sans conséquences psychologiques à la fois sur la mère (d'une maternité à vide) et aussi sur l'enfant. A-t-on assez de recul et peut-on faire courir le risque à un futur enfant, quand on connait la propension des enfants abandonnés à reproduire eux-mêmes l'abandon pour leur propres enfants ?
Ces enfants fabriqueront-ils des enfants pour d'autres personnes que leur famille et que restera-til du lien de filation qui a son importance dans la construction de la personnalité ?
MD
Réponse de Xavier Lacroix le mercredi 03 juin 2009 à 21:27
Il n’y a pas besoin d’un « recul » qui instrumentaliserait les enfants considérés comme des cobayes. Nous connaissons dès maintenant, et de manière très certaine l’importance de ce qui se joue entre une mère-gestatrice et son enfant. Une intimité, une interaction entre deux organismes à nulle autre pareille. L’abandon prévu par contrat ne serait pas conforme au bien de l’enfant, pas plus qu’à celui de la mère. La grossesse n’est pas une parenthèse, la naissance encore moins. Il faut bien accepter, à un moment ou à un autre, que la médecine n’ait pas réponse à tout. Cela n’empêche nullement la compassion et la solidarité aussi grande que possible envers les personnes souffrantes. Mais redéfinir, décomposer et recomposer la définition même de la maternité pour satisfaire la demande de quelques centaines de personnes ne serait pas sérieux. D’autant plus que derrière ces cas de détresse se profile la demande de tous ceux qui veulent complètement redéfinir la parenté selon leurs vues (tels les lobbys homosexuels).
Xavier Lacroix.
Bonjour, à tous et à toutes,
Ainsi que je l’avais expliqué, en avril dernier sur le Blog de bioéthique.catholique.fr, mon époux et moi-même, sommes atteints d’un très lourd handicap neuromusculaire, d’origine génétique. Nous sommes trachéotomisés, dépendants de l’aide physique de personnes valides 24h /24, ainsi que de machines respiratoires.
Sans redire exactement les mêmes arguments que ceux que j’avais utilisés, en avril dernier sur le Blog de bioéthique.catholique.fr, je voudrais ici souligner le fait qu’aujourd’hui l’euthanasie est présentée par les médias généralistes, comme une volonté, « un désir insatisfait » de quasiment toutes les personnes handicapées lourdement dépendantes : nous l’affirmons, c’est faux !!!
Concernant la médecine prédictive, elle nous fait mal, elle sert trop souvent à tuer …
En vous remerciant par avance de toute votre compréhension,
Sincèrement,
Christine et Vincent Marthouret
Angers
Ethique de la vie. Pourquoi refuser l'"assistance médicale" à la venue de la vie (aide à la procréation) et insister pour que l'"assistance médicale" soit appliquée avec jusqu'au-boutisme au passage de cette vie à l'autre (maintien artificiel des fonctions vitales chez des "morts-vivants")? (cf.: débat en Italie récemment et ailleurs...)
Cela est une question pour l'émission de demain matin, 28 mai, de 9h00 à 11h00 sur RCF, s''il vous sied de la retenir.
Réponse de Xavier Lacroix le mercredi 03 juin 2009 à 21:28
L’aide médicale à la venue de la vie n’est absolument pas refusée par l’Eglise. Toute aide à la fertilité, à la grossesse et à son bon déroulement est appréciée et valorisée. Tout aide aussi à la fécondation, dans certaines limites (voir ci-dessous). C’est l’acharnement procréatif (procréer à tout prix), qui est critiqué, au même titre que l’acharnement thérapeutique.
Xavier Lacroix.
La question du don de Dieu et de la libeté est importante :
Exemple, quand un ami vient vous offrir des fruits auxquels vous êtes allergique, vous vous sentez le devoir de refuser sous peine d'être malade et de faire un oedème et une réction qui risquerait de mettre votre vie en jeu : vous avez le devoir de refuser ce cadeau car vous vous connaissez bien. Vous n'allez pas vous rendre malade pour faire plaisir à cet ami !!!
Dieu aurait-il le pouvoir de nous forcer à accepter un cadeau qui pourrait nous rendre malade, si l'on est porteur de quelquechose qui inconsciemment nous redrait malade (violences maltraitances désirs de mort ..)
Ce sont les exemples pratiquent qui permettent d'illustrer la question "du don" et de l'obligation du "recevoir".
Un consensus oecuménique a -t-il été réalisé pour faire face aux autorités de la CCNB ?
Une enquête auprès des chrétiens fut-elle pratiquée pendant ces six derniers mois ?
Question pour l'émission de ce jour jeudi 28 mai
Mr Xavier LACROIX peut-il préciser sa position sur l'AMP homologue : il apparaît une certaine différence entre ses livres et ses affirmations dans le DVD édité par l'Evêché de St Etienne.
Mgr d'Ornellas peut-il aussi redire la position de l'Eglise de France sur ce sujet, certaines autorités catholiques en la matière, le Père Verspieren par exemple, affirmant en public son approbation de l'AMP homologue.
Ma reconnaissance renouvelée au merveilleux et fantastique travail fait par Mgr d'Ornellas et tous ceux qui l'entourent
Réponse de Xavier Lacroix le mercredi 03 juin 2009 à 21:30
L’AMP homologue n’est pas le cadre le meilleur pour procréer, cela tous les couples le savent bien, y compris ceux qui y recourent. Le problème est l’objectivation de la procréation, qui passe par un acte technique, sur la paillasse et sous le microscope. Pendant quelques heures, l’embryon sera un objet. Le laboratoire n’est pas le LIEU le meilleur pour qu’il soit reconnu comme sujet, sujet de sa propre croissance, autre, être unique en devenir.
Mais ultérieurement, après implantation, cela pourra se « rattrapper ». Sa vie croîtra comme celle de tout autre enfant et il pourra être accueilli comme sujet.
Il y a donc un inconvénient éthique, un « désordre » si l’on veut par rapport aux conditions naturelles de la procréation. Mais, si l’insémination a lieu au sein du couple, la contre-indication éthique peut être moins grave que le bienfait immense de la venue au monde d’un enfant issu du couple. Certains en conscience feront ce choix.
Les textes du magistère romain eux-mêmes disent qu’il y a des degrés dans la gravité éthique. Les problèmes éthiques graves commencent lorsqu’il y a congélation d’embryon, dont une bonne partie est vouée à être détruits – et lorsqu’il y a intervention d’un tiers par recours à un gamète extérieur. Derrière le spermatozoïde ou l’ovocyte, il y a quelqu’un. Priver d’avance un enfant de la cohérence entre parenté corporelle et parenté volontaire n’est pas éthique. Quand à la congélation, il faudrait s’inspirer des pays (Allemagne, Autriche) qui ne l’acceptent pas.
Xavier Lacroix.
Pour le statut de l'embryon en tant que personne..nous avons la chance aujourd'hui ,pour les familles responsables,de choisir le moment où nous pouvons procréer.....Dans ce choix,nous pensons déjà à l'enfant à naître.....comme une personne humaine.L'embryon ne peut-il alors être une personne en devenir avec toutes ses composantes futures?(affectives,psychologiques,intellectuelles,spirituelles).Tout comme nous aujourd'hui,nous sommes encore des personnes en devenir et ce,jusqu'à la mort.
Pour le numéro de téléphone,c'est difficile(toujours occupés)Merci pour tout le travail accompli sur la bioéthique!
" Et vous, qui dites-vous que je suis ?" Luc 9 18-20
Handicapés, mais pas malades..."anges" pour certains : toutes les personnes avec un handicap mental ne sont pas des "mystiques" et je ne suis pas sûre que les anges ressuscitent ... Comment trouver sa juste place dans sa communauté paroissiale ,dans l'Eglise, vivre dans la foi son quotidien de malade ou de personne handicapée ? Quels sacrements ?
Claire, atteinte de STB ainsi que mes deux enfants.
Réponse de Mgr Pierre d’Ornellas le lundi 08 juin 2009 à 11:31
Toute personne handicapée peut recevoir les sacrements du baptême, de la
confirmation et de l'Eucharistie. Il y a aussi les autres sacrements:
réconciliation et mariage, sacrement des malades. La paroisse doit avoir
assez de tact pour discerner quel sacrement peut être proposé et quel
accompagnement doit être mis en place pour que la personne ayant un handicap
puisse recevoir les sacrements. Pour cela, la paroisse peut se faire aider
par des personnes qui ont l'expérience. Par exemple, le mouvement "Foi et
lumière" peut apporter une grande aide. La paroisse doit pouvoir accueillir
des personnes ayant un handicap à l'Eucharistie dominicale. Peut-être
a-t-elle des progrès d'accueil à faire pour cela.
Que Dieu vous garde en son amour et sa paix.
+Pierre d'Ornellas
Bonjour,
1) La soumission de l' embryon humain à experimentations "scientifiques" est proposée par un rapport du Conseil d'Etat (mai 2009) pour la révision des lois bioéthiques en France, immitant un axe anglosaxone controversé.
Mais, plusieurs faits revèlent que beaucoup plus de dangers qu'on ne le pense guettent le genre humain la-dessus : Sait-on, pex. qu'un des premiers demandeurs pour experimentations sur embryons humains par dérogation aux lois de 2004 était le notoire Labo britannique Rosslin, de l' Edinbourg qui avait ..cloné le mouton "Dolly", qui a mouru atrocement par la perturbation artificiellement provoquée de son mecanisme biologique naturel d'age ?
---2) Après le dechifrement récent du génome humain, on craint des pressions de lobbies avides d'imposer des experimentations massives sur embryons humains et même sur des personnes adultes, etc., pour "tester" les effets des diverses manipulations génétiques.
Des gens ont déjà eu leur santé atrocement affecté par tels "tests" ou ont même perdu la vie (pex. en Angleterre, aux USA, etc). Un ancien vice-président du Conseil d'Etat, qui avait été chargé des questions bioéthiques au passé, avait même dénoncé le risque que certains exploitent le chomâge, la pauvreté, l'exclusion ou les privations auxquelles sont soumis plusieurs personnes pour les pousser à "vendre" leur santé et/ou vie à telles "experimentations" dangereuses sur êtres humains : Risque qu'augmente la Crise actuelle.
Pourtant, ce même rapport du CE (v.supra), curieusement ne dit presque rien sur cette grande question actuelle des experimentations sur êtres humains (embryons et adultes, etc), sauf pour pousser vers une encore plus grave liberation : Pex. en contournant même le principe élementaire du respect du "consentement" préalable, bien informé et libre, revocable à tout moment, de la personne qui subit ces "tests".. Ce qui est en violation même de la Convention sur les Droits de l'homme en Biologie et Médicine établie par le Conseil de l' Europe !
Le Vatican et d'autres ont déjà souligné que la Dignité Humaine, qui est à la base des tous les droits humains, doit protéger l'être humain du risque d'être traité comme un "objet" de labo par quelques uns. Quels combats pense livrer l' Eglise catholique en France, face aux dangers des "experimentations scientifiques" (surtout par manipulations génétiques) sur êtres humains ?
-3) Sur quelques risques d" "eugenisme" de masse, avec destruction selective d'enfants à naître, imposé par certains mechanismes de "selection" d" embryons humains avant la naissance (pex. par diagnostic preimplantatoire, pressions sur la famille de l' enfant à naître, etc), une controverse et un vote (sur l'amendement No 15 au rapport Trakatelis) a divisé recemment le Parlement Européen, fin avril 2009, en 2 parties presque égales, après des apres discussions et oppositions aux coulisses, des denonciations de risques de rétour à des méthodes similaires aux atrocités "eugéniques" des NAZI du 3ème Reich" en Allemagne hitlerienne, (surtout par eurodéputés chrétiensdémocrates/PPE, "verts", UEN, etc. ainsi que quelques personalités exceptionelles d'autres partis.
En ce moment, à la veille des élections européennes du 7 juin 2009, l' Eglise catholique de France, pense-t-elle donner des consignes de VOTE aux fidèles en vertu des positions prises par chaque eurodéputé par ses propres votations en telles questions bioéthiques au sein du parlement européen ?
(Leurs noms sont publics, au site du parlement, et à quelques Médias avertis, vu que ces votes ont été nominaux).
-(NDLR : Texte 99% identique au précedent, envoyé plus tôt, sauf quelques corrections d'erreurs de frappe. Merci pour votre comprehension)
J'aime bien le commentaire d'Henri Bléhaut:
Où en est-on des recherches de traitement sur la trisomie 21?il me semble qu'il y a là des portes ouvertes..... La question posée importante comme vous l'avez souligné:Quelle réflexion ,quel accompagnement (intellectuel,psychologique,spirituel) donne-t-on au couple pour faire son choix en toute lucidité?Comment faire pour laisser plus de temps que les 1 ères semaines pour diagnostiquer?Réponse de Henri Bléhaut le dimanche 07 juin 2009 à 21:49
Vos questions, bien que courtes, soulèvent en fait de nombreux problèmes auquel il est difficile de répondre brièvement.
Comme vous le soulignez, il faut apprendre à découvrir que l’embryon est une personne qui mérite le même respect que vous ou moi. Cela devrait se faire tôt par l’éducation des enfants et au cours des études, au moment où les élèves découvrent ce qu’est la vie à son début dans leurs cours de SVT (sciences de la vie et de la terre). L’enseignement dispensé est extrêmement analytique, ne leur donnant aucun recul par rapport à leur matière et ne leur permettant pas d’appréhender l’essence de ce qui leur est enseigné. Plus tard, lorsque les adolescents sont confrontés au problème de l’avortement dans leur entourage ou pour eux-mêmes, on est déjà dans du rattrapage. Enseignants de SVT, votre responsabilité est importante !
Quand une femme, un couple, est confronté à un diagnostic prénatal positif, de trisomie 21 par exemple, la question est plus délicate : c’est la question d’arriver à accepter dans sa vie une tragédie qui va tout changer, tout faire basculer du jour au lendemain. Cela arrive chaque jour avec des maladies ou dans les accidents, lorsque l’on devient paraplégique par exemple. Dans le cas de l’embryon, il s’agit de l’autre et, comme on ne le perçoit pas encore clairement, la tentation est forte d’utiliser une sorte de gomme, l’interruption de grossesse, sans être conscient de l’autodestruction que cela provoque chez la femme. Le soutien du mari, de la famille, est alors capital, malheureusement c’est bien souvent l’inverse qui arrive… La part de responsabilité de la femme en plein désarroi est ainsi à relativiser.
Sur le plan social, beaucoup de choses sont faites et de nombreux organismes caritatifs font un travail admirable. Le mal vient plus de l’absence d’acceptation par notre société d’un enfant qui n’est pas « parfait » ce qui aboutit à une politique objectivement pessimiste et eugéniste. Faire descendre moralement de nombreuses personnes peut être fait de manière massive au travers de lois non éthiques, faire monter des personnes est toujours un affaire individuelle qui pourrait paraitre insurmontable, à vue humaine.
Docteur Henri Bléhaut
je vous envoie ce que je viens de lire dans le blog des états généraux de la bioéthique, dans le dossier PMA, gestation pour autrui avec comme titre les enjeux:
"Les personnes qui défendent la gestation pour autrui avancent l’argument de la détresse des femmes qui, faute d’utérus, ne peuvent pas porter d’enfant. Elles mettent en avant une inégalité de fait entre :
les femmes recourant à un don d’ovules et qui peuvent devenir mères sans avoir été le parent biologique,
et les femmes voulant recourir à une GPA (gestation pour autrui) et qui peuvent médicalement être le parent biologique sans pouvoir assurer la grossesse.
Les personnes opposées à la gestation pour autrui mettent en avant le fait que le développement de cette pratique, qui n’est d’ailleurs pas sans risque d’un point de vue médical, risque d’ouvrir la voie à une marchandisation du corps.
Elles soulignent aussi la contradiction qu’il y aurait à expliquer, d’un côté :
aux donneuses d’ovules que la vraie maternité est liée à la grossesse et non à l’hérédité biologique, et, de l’autre :
aux mères porteuses que la vraie maternité est liée à l’hérédité biologique et non à l’expérience de la grossesse."
je reste sans voix.. devant un constat cruel et hurlant de non-sens et d'irresponsabilité: on se croirait dans un magasin d'accessoires mais la vie d'un enfant ce n'est pas un "accessoire" qu'on se procure et qu'on choisit grâce au boniment du vendeur!
Envoie ton Esprit, Seigneur qu'il nous ouvre les yeux, les oreilles, le coeur..
Xavier Lacroix redit bien que :"Nous connaissons dès maintenant, et de manière très certaine l’importance de ce qui se joue entre une mère-gestatrice et son enfant. Une intimité, une interaction entre deux organismes à nulle autre pareille. L’abandon prévu par contrat ne serait pas conforme au bien de l’enfant, pas plus qu’à celui de la mère, et que Mgr d'Ornellas dit l'inverse,
Alors quand Mgr D'Ornellas préconise l'abandon de l'enfant quand la mère se sent incapable d'accueillir le don de cet enfant, je prends appui sur ce que dit X Lacroix et je me mets à prendre peur pour ce futur enfant... A-ton le droit et le pouvoir divin d'imposer à cet enfant une vie amputée des bases essentielles que doit offrir le corps de la femme pendant une grossesse ? Cette grossesse qui ne sera pas normale dans le lien mère-enfant risque d'être marquée par des rejets inconscients de l'enfant ? Le lien mère-enfant sera touché par la mauvaise attente.
Or quand X. L dit que l’abandon prévu par contrat ne serait pas conforme au bien de l’enfant, pas plus qu’à celui de la mère, et que Mgr d'Ornellas préconise de prévoir un abandon lorsque la mère est en difficulté, il est vrai que dans cette suite de commentaires sur le site, je crains qu'il n'y ait pas forcémént l'ouverture d'esprit pour tirer les conséquences de ce qu'affirme un théologien et un autre.
Vraiment je ne trouve pas de logique entre les différentes affirmations théologiques, et je me demande où est la recherche du meilleur bien !!!
Y -a-t-il une vérité universelle que la religion doive imposer à toutes les femmes ?
C'est une question délicate qui à ce moment des échanges devient essentielle me semble-t-il ...
Peut-ton se permettre dans les indications que la religion pourrait soumettre en matière d'éthique, de clore une question qui se devrait d'être individuelle et en lien avec la psychiatrie, l'héritage transgénérationnel, et la conscience personnelle si chère à St Paul. Peut-être que cette question de l'abandon que vient éclairer la gestation pour autrui pourrait nous inviter à considérer autrement l'anbandon des mères en difficulté ?
Il y a une énorme différence entre concevoir un enfant en vue de l'abandonner, ce qui serait le cas lors d'une gestation pour autrui, et abandonner un enfant dont on a préservé la vie, lorsque l'on a pas la capacité d'en prendre soin. La naissance sous X donne à un enfant une chance de vivre et d'être aimé au sein d'une famille: c'est une belle preuve d'amour de la part d'une mère en difficulté quand interrompre cette vie aurait été plus simple... N'importe quelle femme, n'importe quelle mère saisira intuitivement la différence...
Je suis un peu d'accord avec Bismuth quand il dit que les mères font la différences de l'abandon pour la gestation pour autrui et l'abandon par manque de forces pour accueillir, ce que Dieu ne force pas à faire.
Mais l'enfant lui ne fait pas la différence : on l'abandonne un point c'est tout et professionnalement parlant, colmme je le décris plus haut, il a été constaté que les enfants abandonnés reproduisent le phénomène de l'abandon, surtout les filles : c'est là que je pose la question du meilleur bien : un abandon comme le dit X Lacroix est toujours inhumain, alors quelle logique d'humanité pour l'enfant ?
Lors de l'émission sur RCF du jeudi 28 mai, j'ai été très étonnée, à la fois ahurie et attristée, d'entendre le témoignage enthousiaste d'un médecin qui s'émerveillait de voir la vie "se produire" sous ses yeux alors qu'en même temps, cette technique "produisait" d'autres embryons qui eux, seraient voués à la mort.
Accepterions-nous qu'un chirurgien fasse des prouesses pour refaire une main d'un patient alors qu'il écrase par la même technique l'autre main ? N'y a-t-il pas une absurdité évidente ? Nous sommes arrivés à des pratiques qui nous mettent constamment en contradiction avec le bon sens !
En prenant en compte la souffrance que représente l'épreuve de la stérilité, ne faudrait-il donc pas écouter davantage notre conscience qui réclame la justice venant de la vérité et surtout OSER REAGIR ?
Les réunions organisées dans de nombreux endroits devraient permettre de promouvoir ensemble, et notamment avec le personnel médical, d'autres solutions : traitement de l'infertilité, regroupement de couples traversant cette épreuve, soutien approprié, etc. pour que celles-ci soient davantage connues et plus largement proposées.