Un blog pour se former, s'informer et dialoguer
Par Rédaction blog bioéthique le mardi 03 février 2009, 12:00 - 1-Bioéthique en général - Lien permanent

En lien avec le livre « Bioéthique, propos pour un dialogue », le blog www.bioethique.catholique.fr, créé sous l’égide du même groupe de travail, est lancé mercredi 4 février. Alors que la bioéthique constitue un domaine à la fois complexe et passionnant, cette proposition en ligne permettra au plus grand nombre de s’informer, de se former et de dialoguer.
Vous pourrez y retrouver :
- Chaque semaine, un billet rédigé par un expert portant sur l’un des sujets abordés dans le cadre de la révision des lois de bioéthique ou un éclairage lié à l’actualité bioéthique.
Ces intervenants partageront leurs connaissances et leur vision du sujet ; ils engageront un dialogue avec les internautes en répondant aux questions postées sur le blog.
- Les synthèses des chapitres du livre disponibles en ligne,
- une sélection de liens vers des sites et ressources internet portant sur la bioéthique et permettant d’accéder aux textes et documents de référence publiés par l’Eglise catholique.
- un agenda mentionnant les initiatives proposées dans toute la France par les diocèses et mouvements d’Eglise sur la bioéthique (conférences, colloques, sessions, etc).
- des vidéos en lien avec les médias chrétiens, les diocèses et mouvements.
Ce blog est ouvert pour accueillir vos commentaires, vos réactions, vos questions. Il vous suffit pour cela de cliquer sur "ajouter un commentaire" en bas de chaque billet.
Commentaires
Bravo, l'idée de ce blog est formidable ! Je suis émerveillée de voir combien notre monde "bouge" et remplie d'espérance pour l'homme (et la femme) de demain.
très bonne idée que ce blog!
Une remarque technique: il faudrait rajouter un lien vers la racine du site sur toute la bannière d'en-tête, comme c'est le cas sur tout autre site.
Il était temps que l'Eglise se manifeste sur le Web.
Je vous remercie d'autant plus que le blog contient les idées que j'ai toujours soutenues lors de mes rencontres avec mes amis, catholiques ( MCR) ou non ( Rotary).
Je le diffuse à mes connaissances.
MERCI
Dr Winisdoerffer Bernard.
merci et bravo pour cette très bonne initiative !
nous sommes en communion avec vous par la prière,
et serons heureux de pouvoir être informés sur tous ces sujets précieux.
Bravo pour l'ouverture au débat et merci d'entrer en dialogue.
Suite au dernier document "dignitatis personnae" j'aimerais engager une recherche et une reflexion au sujet de la fécondation in vitro à l'intérieur d'un couple marié religieusement et fidèle mais stérile. Pourquoi ce texte maintient-il une objection ?
Tant que les évêques de France ne voient pas le lien évident entre avortement et bioéthique souligné le 5/2/9 à l'espace Bernanos, leur démarche louable dans le but échouera lamentablement. Cette contradiction schizophrénique ne peut aboutir. A la suite de JP II et B XVI, il faut tout à la fois, simultanément, et en parallèle, lutter contre l'avortement, accueillir les femmes voulant avorter ou ayant un syndrome post-avortement, lutter contre la contraception et exiger une politique éthique de la part des médecins et biologistes. C’est ce que l’on appelle la pensée cohérente. Le Seigneur nous demande d'être exigeant avec vous. Nous prions pour qu'il vous adresse son Esprit-Saint afin de vous éclairer sur vos devoirs et votre mission.
c'est avec grand intérêt que j'assiste à la naissance de ce blog. Je forme de futures infirmière et les questions de bioéthique à traiter au programme font apparaître qu'avant toute autre réflexion , c'est l'idée même de valeur qui n'a pas encore émergée bien souvent. Le oui -grand- à la vie est une magnifique boussole poru organiser la réfléexion.
Merci et comptez que nous viendront souvent sur le blog.
Avant toute chose, il est bon de saluer la remarquable préparation de l’Eglise catholique aux Etats généraux de la bioéthique. Il y a là quelque chose de nouveau et de prometteur. Merci également à Mgr d'Ornellas et aux évêques du groupe de travail pour le livre « Bioéthique, propos pour un dialogue » qui sort ces jours-ci et qui sera pour nous tous un manuel de référence.
Cela dit, j’aimerais poser, en termes aussi dépassionnés que possible, une question initiale qui, à mes yeux, va conditionner toute l’authenticité du débat national…Comment est-il possible de discuter de la recherche sur l’embryon, et des embryons surnuméraires, sans avoir enfin un dialogue sur le statut de l’embryon et donc sans s’interroger sur la place de l’IVG (le mot est lâché…) dans nos lois et dans notre éthique de la vie ? Sans aborder aussi les dérives eugénistes du DPI et sans s’interroger sur les limites de l’IMG ? Liste non limitative…
Un débat qui escamotera ces questions a peu de chance de m’inspirer confiance, car il est alors à craindre que les conclusions seraient jouées d’avance, en faveur d’une recherche sans contrainte sur l’embryon. Pourtant, ne devons-nous pas constater qu’une révision générale de nos lois et de nos politiques publiques affectant la vie humaine au stade précoce est la première urgence nationale ?
Oui au dialogue, mais dans la vérité.
Merci c'est absolument incroyable de faire cela alors continuez et n'ayez pas peur!
Les jeunes, les familles,les femmes, la société a besoin d'entendre que l'Homme n'a été crée que pour aimer !!!
Je me réjouis de ce débat démocratique autour de ce qui nous rassemble tous : les questions de vie et de mort.
Enfin la démocratie offre la possibilité de sortir des réponses toutes faites, des votes à question fermées (oui ou non, plutôt que « qu’en pensez-vous ? ») , des sondages orientés où les idées personnelles du sondé sont rarement proposées.
Enfin la démocratie donne la parole à tous, pas seulement aux médias ou aux manifestants.
L’affaire du livret familial pour les fœtus morts in utero, les histoires sensationnelles autour de cas d’euthanasie, les campagnes, financées par l'état, de désinformation et propagande sur l’avortement comme droit, choix et liberté alors que la loi de 1975 s'est contentée de le dépénaliser, pour en conserver la gravité, toute cette liesse publique montre combien le débat sur des sujets intimes peut parfois se déplacer.
Quand la science permet la mort ou force la vie, la foule applaudit sous le coup de l’émotion, sans recul et sans projection, quand des voix s’interrogent sur les questions et souffrances que cela implique , des associations crient au scandale, au puritanisme, à l’intégrisme.
Sortons enfin des débats d’idée démagogues, désincarnés et rapides pour prendre les questions dans leur totalité et leur durée. La vie et la mort, ça inclut le corps, le cœur, l’âme, l’esprit, pour nous et pour nos proches, pour aujourd’hui et pour demain.
Profitons de ce débat pour nous former, et oser dire qu’il faut cesser de simplifier, de caricaturer, d’accueillir une souffrance pour en nier une autre. Profitons de ce débat pour cesser d’être pris en otage par les idées toutes faites.
Par exemple, je n’ai pas d’enfant handicapé, et pas de réponse simple pour comprendre intellectuellement le sens de leur vie. Mais je connais suffisamment de parents directement concernés pour recueillir les fruits d’amour, de don, de beauté dans ce qui se joue, lentement souvent (attention donc à la précipitation des décisions), douloureusement parfois, aussi bien pour ceux qui ont accueilli leur enfant que pour ceux qui ont préféré avorter.
Osons prendre le temps de nous interroger, d’écouter, de nous exprimer pour dire à tous combien la vie, au-delà de toute réponse personnelle de foi , est sacrée et nous dépasse.
Très intéressé parce que ce sujet est essentiel pour l'avenir de l'homme...mais il est très complexe.
Nous avons besoin de l' Eglise pour baliser les chemins du possible et de l'interdit.
Merci pour ce blog.
Excellente initiative bien nécessaire pour la formation et l'information face à tout ce qu'on peut entendre de partiel, partial, voire malhonnête, sur la question !
En même temps, nous savons tous qu'il est primordial que ce débat ne reste pas interne à l'Eglise Catholique. Comment ce qui sera échangé ici sera-t-il relayé au niveau des Etats Généraux "officiels" pour être pris en compte dans les projets de loi ?
Par ailleurs, existe-t-il quelque part, une liste à peu près exhaustive des CHR-CHU, qui organisent en région des échanges, comme annoncé par R. Bachelot, de sorte que les participants à ce forum puissent également aller à ces rencontres (et peut-être revenir avec des interrogations face à certains arguments douteux qu'il faudra alors éclairer). Il serait bien de trouver un moyen de créer une carte de France montrant visuellement où des choses s'organisent, pour que par un simple clic, on ait les dates et lieux de ces rencontres régionales officielles. Ce serait une façon de faire de ce blog un lieu de formation-ressourcement qui ne soit pas qu'un refuge pour débattre "paisiblement" "entre nous", mais pour trouver énergie et arguments pour rayonner, porter du fruit. Merci d'avance !
Je voulais poser une question sur l'indisponibilité du corps humain et la pratique, souvent vue comme généreuse, du don d'organe. Il suffit de porter sur soi une carte de donneur d'organe pour que, si par malheur, un accident survient et que nous sommes en état de "mort cérébrale", les médecins peuvent prélever sur nous des organes que d'autres personnes attendent pour survivre.
Comment cette pratique est-elle éthiquement qualifiable par rapport au principe de l'indisponibilité du corps humain?
Et, j'ai entendu récemment, que la définition de mort cérébrale ne serait pas un concept suffisamment défini pour considérer la personne comme véritablement décédée: qu'en est-il?
En réponse à Laurent BIOETHIQUE : Comme l'a annoncé le ministère de la Santé, le programme sera en ligne sur le site www.etatsgenerauxdelabioethique.fr à partir du 16 février.
Le blog consacrera prochainement un billet aux Etats généraux et à la façon dont chacun peut y participer.
Bonne initiative que cette réflexion sur la bioéthique. Tant d'enjeux y sont présents.
La vie dans le respect de l'amour ... nous entraine bien au delà de nos limites et nous invite à une réflexion et une action commune. C'est bon.
Bravo pour l'ouverture de ce blog qui va nous éclairer nous former nous permettre de débattre de ces sujets essentiels et qui touchent à la profondeur de notre humanité;
Oui, l'Eglise a son mot à dire et il est attendu par nos concitoyens. Alors confiance et merci.
Super idée! Il est temps que le grand public qui ne va pas forcément lire les encycliques des papes connaissent réellement la position du Seigneur en ce domaine.
Soyez bénis en abondance!
MERCI!!!! Je suis élève du premier doctorât en Bioétique au Portugal et, quoique j'ai déjà un PhD en philosophie, je dois avouer que je suis perdue dans le caos de l'étique contemporaine, y compris la bioétique. Il faut vraiment agir vite dans le débat des idées et contribuer à éclaircir les intelligences. Je vous remercie l'iniciative, j'en profiterai beaucoup, je suis sûre! J'en ferais la divulgation et je prendrai gard aux possibilités de collaboration reciproque. MERCI, église de France!
Gracias. Desde Buenos Aires, Argentina. Leeremos su blog con atención y provecho seguramente.
pour répondre à PèreEd:
Du point de vue juridique, le prélèvement sur une personne décédée ne nécessite pas de carte de donneur. En effet, depuis 1976, la loi française prévoit la règle dite du consentement présumé : toute personne n'ayant pas fait connaître de son vivant son refus au prélèvement pourra faire l'objet d'un ou plusieurs (souvent) prélèvements d'organes. Le refus peut être exprimé par tous moyens, notamment pas une inscription sur le registre national des refus pour les personnes âgées de plus de 13 ans. Précisons que la consultation du fichier est obligatoire pour toute personne décédée âgée de plus de 13 ans. Lorsque la volonté du défunt quant au prélèvement n'est pas connue, les médecins doivent recueillir, auprès de la famille, le témoignage d'un éventuel refus. A défaut, le prélèvement sera possible.
Concernant la compatibilité avec le principe d'indisponibilité du corps humain, le droit français porte deux regards sur le corps, selon qu'il est ou non associé à la personne. Après la mort, la personne et le corps sont dissociés, de sorte que, sous réserve que le corps soit traité avec respect et que, notamment, les médecins procèdent à une restauration tégumentaire, le prélèvement d'organes est considéré comme compatible avec le principe d'indisponibilité du corps humain. On peut dire qu'après la mort le corps relève d'une disponibilité restreinte parce qu'exceptionnelle (et donc soumise à des conditions : finalité du prélèvement, conditions de réalisation, gratuité, anonymat).
pour répondre à Cath o'Leek
Merci de parler d'une démarche louable! Mais rassurez-vous, dans leur cohérence les évêques voient tout à fait les conséquences des avancées en matière de bioéthique sur les questions d'avortement. Vous le constaterez aisément en parcourant le livre qu'ils nous proposent. Cela affleure dans la plupart des chapitres, bien au-delà de la question des embryons surnuméraires... et éclaire en amont beaucoup de choses en ce domaine. Ce thème de l'avortement est surtout présent dans les techniques biomédicales de diagnostic prénatal. Les tests engagent souvent, sans laisser de place et de temps à la reflexion, à une interruption "médicale" de le grossesse.
Ceci dit effectivement, et il n'y a là rien de schizophrénique, l'avortement ne rentre pas directement dans le champ de la loi de bioéthique tel qu'il a été défini par le conseil des ministres (cf. p.8), ce en fonction de quoi nous menons cette recherche. L'église en amont et par ailleurs est très claire sur les questions d'avortement.
Merci pour cette initiative! Je suis élève infirmière et très curieuse des questions posées par la bioéthique. Soyez sûrs que je vous consulterai souvent, et parlerai de votre blog. Je vous remercie d'avoir le souci de former les personnes et de proposer le dialogue.
Qu'ajouter aux bravos des internautes? Le mien, bien sûr!
La recherche médicale a parfois (souvent?) des effets inattendus. L'exemple le plus connu est celui de la découverte par le Professeur LEJEUNE du gène de la trisomie. Pour un acteur trisomique qui fait une pub à la télé (bravo!), combien d'embryons sont-ils passés "à la trappe"?!
Une réflexion bioéthique doit être prospective. Bon courage et merci.
PARABÉNS E MUITO OBRIGADO PELA INICIATIVA DA IGREJA QUANTO A BIOÉTICA. ASSUNTO DE GRANDE NECESSIDADE EM NOSSOS TEMPOS...
GRAÇA E PAZ, xP.
Merci pour le oui à la vie dans le respect de toute personne humaine.
J'ai perdu des jumelles en 1990, grossesse monochoriale ; il manquait 15 jours pour qu'elles soient viables. Est ce qu'une solution est trouvée depuis?
Bien sur cette épreuve douloureuse à été chemin vers Dieu.
Réponse de Rédaction blog bioéthique le mercredi 11 février 2009 à 14:27
Merci de votre visite sur ce blog et de votre témoignage. Pour ce qui est de votre question, elle ne rentre pas directement dans le sujet de ce billet; nous vous répondrons le plus rapidement possible, directement à votre adresse mail.
A très bientôt.
Belle vie à ce blog.
Je pense qu'il serait bon de le confier à Marie, Mère du Christ, Celle qui a vaincu le Mal par sa Confiance, sa Foi et qui pourtant comme toute mère sur terre a souffert pour son enfant.
Je lui demande de faire en sorte qu'il soit visité par tous nos frères qui n'ont peut-être pas eu notre chance, celle de savoir que nous auront la Vie Eternelle et que Dieu est Miséricorde, qu'Il ne juge pas les personnes mais seulement les actes, et que quelque soit le chemin que nous avons pu parcourir, nous pouvons encore relever la tête et nous savoir aimé de LUI.
Bravo et merci pour cette excellente initiative. Découvrir que nos contemporains ont quelques chose à nous dire, leur partager avec un langage adapté à notre époque les richesses de l'Evangile, exprimer que "l'Homme est l'espérance de Dieu" comme cela a été inscrit sur une tombe dans le Vallais et que par conséquent, il ne peut se comporter n'importe comment, exploser de joie et d'espérance et non se recroqueviller sur des certitudes égocentristes, voilà ce que je voudrais pour ce blog à qui je souhaite longue et fructueuse vie
Parabens,é muito oportuno e necessario este blog,pois as sociedades estao doentes,a ambiçao do ser humano cada vez é mais desmedida,e quem se importa com o Outro?
Sou portuguesa,aluna do 1º Doutoramento em Bioetica da Universidade Catolica do Porto.Espero aprender muito neste blog
Bem Hajam
Pour répondre à Jean-Marie Maestraggi,
Tout d’abord, la souffrance pour un couple qui connaît l’épreuve de la stérilité doit être reconnue et accompagnée. Elle avive le désir d’avoir un enfant. L’adoption mérite d’être facilitée pour qu’il en soit ainsi le plus aisément possible, tout en veillant au bien de l’enfant sans parents et en attente d’adultes qui veulent devenir ses parents.
Cependant, la technique permet aujourd’hui à un couple de concevoir un enfant en dehors de l’acte naturel par lequel est conçu un enfant. Voici rapidement quelques éléments de réflexion. L'Église essaye de discerner le plus finement possible la dignité de la personne humaine, elle qui est créée « à l'image et à la ressemblance de Dieu ». Dans le respect de chaque conscience, elle propose son discernement sur l’admirable dignité des actes humains, et donc sur leur moralité puisque ces actes sont libres et donc porteurs de responsabilité.
Votre question concerne la qualité éthique particulière de l'acte humain mutuel que posent l'époux et l'épouse dans la rencontre sexuelle avec le désir d'avoir un enfant. La procréation humaine a une originalité très particulière que l'Église discerne. Tout d'abord, la personne humaine est composée de corps et d'esprit, indissociables l'un de l'autre. Par la rencontre corporelle, les époux s'expriment de la façon la plus haute leur amour libre et personnel l'un pour l'autre. Par leur rencontre conjugale corporelle, s'exprime un amour dans lequel la fécondité engendre une nouvelle vie humaine. Ensuite, tout nouvel être humain a le droit d'être conçu par cette rencontre corporelle de l'amour entre l'homme et la femme qui sont mariés et qui l’engendrent.
C'est pourquoi, l'Église discerne la grandeur et la valeur uniques de l'acte sexuel par lequel l'homme et la femme s'unissent en désirant un enfant. Elle encourage la recherche qui permet de trouver des techniques médicales qui aident cet acte spécifiquement humain à se produire et à arriver à son terme. Elle demande aussi que des recherches soient faites pour guérir et prévenir la stérilité. Elle discerne que la rencontre des gamètes, masculine et féminine, dans le but de procréer un être humain ne peut pas être l'objet d'une simple technique, même si cette technique ne supprime pas l'amour entre l'homme et la femme, bien sûr. Mais elle se situe précisément à la place de l'amour dans son expression corporelle de la rencontre sexuelle féconde. L'intention est certainement très bonne, mais le moyen choisi ne peut être un acte technique qui se substitue purement et simplement à la relation conjugale par laquelle s'exprime l'amour de l'époux et de l'épouse, dans lequel tout enfant a droit d’être conçu.
Bien sûr, l’Église porte son discernement éthique qui n’est pas un jugement sur les personnes. Elle respecte toute conscience et les époux qui, en réfléchissant, pensent qu’ils peuvent ou doivent agir autrement. J’espère que ces quelques éléments vous aideront dans votre réflexion et votre recherche.
+Pierre d’Ornellas
Archevêque de Rennes
Chers évêques ,chers catholiques mais aussi chers hommes de bonne volonté défendants la vie à tout prix,
Vos arguments devront également s'appuyer sur des témoignages de femmes ayant eu recours à des avortements . Un témoignage vaut mieux que mille discours . Si les hommes se trompent et oublient la raison , ils subissent des conséquences dramatiques de leurs actes . C'est par ces témoignages que vous arriverez à convaicre du statut indiscutable de l'embryon comme une personne humaine .
Merci pour cette initiative, qui pourra donner lieu à de vrais dialogues et éclairer la réflexion sur des sujets qui nous concernent tous ; la simplicité et la clarté de vos réponses le rend abordable à tous, et je compte bien en faire un outil pour les élèves de mon Lycée.
Bonjour
Bon courage pour ce travail il est fondamental d'avoir des repères en ethique aujourd'hui. Juriste en droit de la santé je suivrai attentivement ce qui se passe pour que mon esprit soit éclairé
En union
@Digão : Traduction du portugais:
"Félicitations et merci beaucoup pour l'initiative de l'Église quant à la Bioéthique. Sujet de grands besoins ces temps-ci."
@Suzana Castro : traduction du portugais :
"Félicitations, ce blog est très opportun et nécessaire, puisque les sociétés sont malades, l'ambition de l'être humain chaque fois plus démesurée, et qui se préoccupe de l'Autre ?
Je suis portugaise, étudiante du 1er doctorat en Bioéthique de l'Université Catholique de Porto. J'espère apprendre beaucoup dans ce blog."
Réponse à Blaise (30. Le lundi 09 février 2009, 15:55) :
C'est vrai que dans notre société, les témoignages marquent souvent davantage les esprits que les argumentations construites et solides. Et effectivement, il serait utile et urgent de faire davantage écho aux souffrances réelles des femmes ayant avorté, un peu dans l'ignorance de toutes les conséquences (jusqu'à la stérilité parfois).
Mais malheureusement, l'efficacité des témoignages est dans les 2 sens : combien, sur les questions bioéthiques en particulier, de témoignages manipulant les émotions pour détourner de la vérité ? J'irais jusqu'à dire que ceux qui n'ont pas d'arguments solides n'ont que les témoignages (vrais ou inventés) larmoyants pour faire avancer leur cause.
Ainsi, je pense que les témoignages, que vous appelez de vos voeux, peuvent valablement illustrer les débats, mais certainement pas en être le coeur. Sinon on sait où ça mènera, dans notre monde relativiste (et soi-disant tolérant, si on oubliait cette sorte de "dictature des émotions").
Cette nuance que je crois importante n'enlève rien à la qualité de votre proposition...
pour compléter le 30° commentaire (Blaise), il y a déjà quelques associations catholiques ou non, existant déjà pour aider les femmes enceintes en difficulté ou celles ayant avorté ,et déja:www.sosbebe.org/ :
-liste de certaines assoc dans:http://pagesperso-orange.fr/paroiss...
-mais encore:
www.lamaisondetompouce.fr/ ,ou, www.magnificat.asso.fr
Ces associations ne sont pas assez connues ni soutenues à mon sens! voir aussi dans les liens du blog:http://www.gprennes.canalblog.com/
Ce site est une heureuse initiative! puisse le nombre de connexions influer, par son poids, les futures décisions bioéthiques !
J'ai eu connaissance très récemment d'un cas d'avortement tardif, 5 mois, où l'enfant est sorti vivant! oui vivant! quelle horreur de savoir que l'infirmière a dû alors procéder à une injection mortelle pour le faire décéder...oui, cela existe, et notre pays se dit civilisé!
tous ces futurs décideurs des destins humains savent-ils l'abjection de l'avortement tardif , entre autre des petits trisomiques, véritable mise à mort dans des souffrances atroces d'un bébé viable?
informe t'on les femmes de ce qu'on va faire dans leur ventre?
L'Eglise a un immense rôle à jouer dans cette information, elle doit crier la vérité ...mais chaque chrétien à sa place se sent tellement démuni! Nous ne pouvons que prier!
Madame,Monsieur,
Ce site est une tré bonne chose. Je l'ai découvert à la suite d'un article lu dans La Croix.
Ce qu'il faudrait installer, c'est un glossaire pour des gens comme moi qui entrent dans le sujet et ne connaisssent pas tous les termes utilisés.
Ainsi, pouvez-vous m'expliquer ce qu'est un embryon surnuméraire.
Merci.
Cordialement
Marc
Réponse de Rédaction blog bioéthique le vendredi 13 février 2009 à 13:25
Marc,
Merci de l'intérêt que vous portez au blog et de votre suggestion. Les billets qui sont publiés chaque semaine apporteront un éclairage sur les différents sujets concernés par la révision prochaine des lois de bioéthique. Plusieurs d'entre eux traiteront donc de la fécondation in vitro et de la procréation médicalement assistée; dans ce cadre, les embryons surnuméraires seront évoqués. Un certain nombre d'ouvrages traitent de ce sujet; nous vous renvoyons d'ores et déja au livre "bioéthique- propos pour un dialogue" publié par vos évêques, et à "La bioéthique pour tous" d'Elisabeth Bourgeois.
bravo pour ce blog !
C'est une grande partie de nos vies que ces questions-là. Et pourtant, dans certains milieux catholiques elles sont évacuées au prétexte qu'elles ne concernent qu'une minorité de personnes. Nous sommes tous concernés. De plus, le fait que cette part importante de la vie des personnes soit occultée suscite des angoisses : comment serons-nous traités en cas de maladie grave ? et des souffrances muettes pour ceux qui se sont laissés faire par les médecins et la pression de l'opinion. Je vois mes filles enceintes, les filles de mes amies, passer leur grossesse dans l'angoisse, soumises à des examens incessants et de plus en plus envahissants, on leur parle d'avortement thérapeutique (qui soigne quoi ? ) comme d'une chose normale. Une de mes filles a été traitée d'irresponsable par le radiologue pour avoir refusé le test de la trisomie. Son médecin lui a dit qu' elle était sa première cliente à refuser et l'a félicitée. N'est-on pas entré dans l'eugénisme ?
Nous comptons sur l'Eglise pour qu'elle sache bien communiquer sur ces questions. C'est le bien, le bonheur de l'homme qu'elle cherche. Trop souvent, le discours nous est inaccessible parce que voulant trop se rapporter aux fondamentaux, au dogme. Et cela ne nous parle pas. Il faudrait parler des conséquences personnelles et collectives que ces actes contre la vie entraînent comme souffrance, malheur, dépression, désespérance.
Bonjour
pouvez vous nous indiquer où trouver l'instruction "DIGNITAS PERSONAE" du 12/12/2008 qui donne un éclairage sur toutes ces questions. Merci d'avance.
Réponse de Rédaction blog bioéthique le samedi 14 février 2009 à 09:33
Vous trouverez "Dignitas personae" dans toutes les bonnes librairies et sur: http://www.eglise.catholique.fr/actualites-et-evenements/dossiers/une-instruction-sur-la-bioethique/une-instruction-sur-la-bioethique.html
Bonne lecture!
Il me semble que la dignité de l'homme se fonde sur sa rareté. Chaque personne a un patrimoine génétique unique lié à la combinaison "aléatoire" des gènes qu'elle a recue de ses parents. cette combinaison unique fait sa rareté. Je ne me sens pas le pouvoir de faire autre chose qu'aider à vivre ou mieux vivre cette autre personne. la combinaison des patrimoines génétiques en fait une autre personne que sa mère,ou que son père dont elle n'emprunte qu'une partie des gènes et qu'elle combine selon des lois qui ne nous sont pas encore connues.
Dans le cas de PMA, est ce qu'on a suffisement de recul pour mesurer l'incidence de cet acte technique de procréation sur l'inconscient ou sur le psychisme de l' enfant?
Réponse de Rédaction blog bioéthique le lundi 16 février 2009 à 22:20
Odile,
Les différentes techniques de Procréation Médicalement Assistée et les résultats que nous connaissons à ce jour seront abordées dans des billets ultérieurs; merci de votre patience!
Je ne veux pas que tu sois seul
Dés les premières pages de la Bible nous dis que nous sommes fait seulement pour Dieu mais pour " les autres " Au moment même où Dieu lie amitiè avec Adam il a ce mot surprenant : ''' Tu es seul je ne veux pas que tu sois seul . Je vais te donner une compagne qui seraton vis-à vis
Merci pour cette initiative! Une interrogation: je suis toujours surprise de voir que l'Eglise explique peu (ou pas!) la loi de gradualité: celle-ci pourrait pourtant, à mon avis, "adoucir" son message qui, pour être vrai, passe souvent mal, en rappelant que celui-ci est davantage un chemin à monter pas à pas, qu'un règlement à bien appliquer sous peine de punition... Cela ne pourrait-il pas donner un peu plus d'espérance à ceux qui se sentent loin de ces exigences?
Réponse de Rédaction blog bioéthique le mercredi 18 février 2009 à 10:38
C'est vrai qu'on parle beaucoup moins de la "loi de gradualité" qu'il y a quelques années. Sans doute parce qu'elle n'a pas toujours été bien comprise et que l’on a craint que mal comprise elle n’édulcore la responsabilité morale. Elle date des années 70 quand l’Eglise a été surprise par l’ampleur des réactions de l’opinion à la parution en 68 de l’encyclique « Humanae vitae » qui traitait comme on s’en souvient de la contraception. On comprenait bien ce que voulait dire le pape. Mais ce n’est pas forcement facile pour de multiples raisons à mettre en œuvre du jour au lendemain ! Paul VI en parle d’abord à cette époque dans un discours aux Equipes Notre Dame venues à Rome en pèlerinage : La loi est toujours ferme… car on ne peut transiger sur les principes ! Mais si on ne peut la suivre du premier coup, on doit au moins désirer le faire, parce qu’on la reconnait comme vraie, et s’efforcer de l’appliquer « graduellement » en fonction de ses possibilités. C’est l’application de la loi qui est graduelle et non la loi elle-même.
Le synode sur la famille y reviendra en 1980 et Jean-Paul II l’insère en 1981 dans l’exhortation apostolique « Familiaris Consortio » :
34 …….. L'homme, appelé à vivre de façon responsable ce dessein de Dieu empreint de sagesse et d'amour, est un être situé dans l'histoire. Jour après jour, il se construit par ses choix nombreux et libres. Ainsi il connaît, aime et accomplit le bien moral en suivant les étapes d'une croissance.
Les époux, dans la sphère de leur vie morale, sont eux aussi appelés à cheminer sans se lasser, soutenus par le désir sincère et agissant de mieux connaître les valeurs garanties et promues par la loi divine, avec la volonté de les incarner de façon droite et généreuse dans leurs choix concrets. Ils ne peuvent toutefois considérer la loi comme un simple idéal à atteindre dans le futur, mais ils doivent la regarder comme un commandement du Christ Seigneur leur enjoignant de surmonter sérieusement les obstacles. C'est pourquoi ce qu'on appelle la "loi de gradualité" ou voie graduelle ne peut s'identifier à la "gradualité de la loi», comme s'il y avait, dans la loi divine, des degrés et des formes de préceptes différents selon les personnes et les situations diverses.
Tous les époux sont appelés à la sainteté dans le mariage, selon la volonté de Dieu……..
Cette loi a libéré beaucoup de chrétiens en leur permettant en conscience de réconcilier leur idéal et la gestion de leur quotidien. Ceci dit dans les questions de bioéthique les choix ne sont le plus souvent pas étalés dans le temps mais se présentent comme des décisions à prendre à chaud. Et de fait ni «Donum Vitae» ou «Dignitas personae», ni le livre «bioéthique», qui parlent plus de la gravité des problèmes actuels dans ces domaines, n’en font mention. Ce qui n’empêche pas chacun d’avoir à agir en conscience, selon sa liberté, après mure réflexion, en fonction de la foi qui l’anime… dans le cadre de ce grand « oui à la vie humaine » que l’Eglise professe (Bioéthique » p.12).
Jusqu'à present l'Eglise affirme que la personne humaine existe dés la rencontre du spermatozoide et de l'ovocyte
Ne faudra-t-il pas un jour mieux définir le moment ou l'embryon peut étre défini comme personne? et par exemple faire un distingo entre le moment ou les premieres cellules se développent sans aucune indiférenciation et le moment ou elles le font selon la place qu'elles vont occuper dans le corps humain?
Réponse de Rédaction blog bioéthique le dimanche 22 février 2009 à 14:28
La continuité du développement et de la vie d’un être humain dès sa conception et jusqu’à sa mort, peut-être 100 ans plus tard, ne connaît aucune pause. Cette vérité est scientifique. Et il est tout aussi scientifique (et donc démontrable) qu’on ne peut saisir aucun « moment » (1 minute, 1 seconde,… !) où brutalement l’embryon humain deviendrait ce qu’il n’était pas l’instant d’avant, une personne. La qualité de personne ne tient pas au nombre de cellules qui font notre corps, indifférenciées ou spécialisées. On ne devient pas une personne à une cellule près ! La qualité de personne n’est pas quantitative, elle est intrinsèquement liée à la nature humaine. Elle est la nature de la nature humaine. Or, à chaque fécondation, un nouvel être humain entre dans la famille humaine parce qu’il est de nature humaine. On entend souvent dire « personne humaine » : c’est un pléonasme. Il n’y a pas d’autre personne qu’humaine. La personne concentre la dignité propre à l’espèce humaine. Cette exceptionnelle dignité est conférée de soi, naturellement, spontanément, dès la fusion du spermatozoïde et de l’ovule (= ovocyte), parce qu’un nouvel être humain est là, qui fut toi ou moi en son temps. Nous sommes tous passés par là ! Quand mes parents se sont unis pour me concevoir, il y a tant d’années, ils ne se sont pas posé toutes ces questions. Par un acte majeur spécifique, ils ont transmis leur qualité de personne à leur enfant qui allait être un être humain. De personnes ne peuvent être engendrées que de personnes. Or cet engendrement commence lors de la conception.
La parole de l’Eglise est constante sur cette question, s’appuyant sur les conseils des scientifiques experts les plus avisés. Relisez les deux instructions dela Congrégation pour la doctrine de la Foi : « Donum vitae
(1987) complétée récemment par « Dignitas personae » (2008).
Pr Anthonioz -faculté de médecine de Tours
Nous pouvons à cause de notre conscience, de notre réflexion, de notre volonté nous dégager des déterminismes biologiques qui guident strictement le comportement des animaux. Cette liberté, conséquence d'une capacité propre à l'homme, est un des fondements de notre dignité. Elle est aussi un danger si nous ne faisons pas attention à ce que nos actes, et les lois des sociétés que nous formons, ne contribuent pas à notre bien et à celui de notre espèce et de notre milieu biologique et environnemental.
La bible révèle ce danger dans le récit symbolique du péché originel ou l'on voit adam et eve décider à priori de ce qui est bien ou mal sans se réferer à leur reflexion mais seulement à leurs désirs.
Dans les débats de bioéthique en cours, à nous de montrer que la poursuite de désir si légitimes soient ils ne doit pas nous dispenser d'une réflexion sur ce qui est bon pour chacun de nous, mais aussi pour l'humanité et son environnement.
Réponse de Rédaction blog bioéthique le mercredi 18 février 2009 à 10:18
Ce jour loi votée à l'unanimité pour "l'accompagnement en fin d vie d'un proche". voici une belle heure pour la dignité de la société qui est la nôtre. Nous avons par ailleurs assez de questions pour aussi remarquer ces gestes importants. Rappelons que la morale est "l'art de vivre en commun". Merci encore de tous vos commentaires, souvent riches, porteurs d'expériences parfois difficiles où la conscience peut se trouver bien seule dans l'heure de la décision. Car l'éthique est aussi "l'art de trancher sans se retrancher" - comme le disait si souvent X. Thévenot - derrière des certitudes trop rapides ou des principes loin de la complexité du réel.
Alors encourageons tant de "bonnes pratiques" qui se vivent souvent dans la discrétion, l'humilité.
St Thomas n'aurait pas renié le sens que revêt la dignité quand nous l'appuyons sur les mystères de notre foi. Outre la création et la passion dont nous avons déjà parlé, nous pouvons aussi évoquer le résurrection de la chair. Non sans doute notre corps tel que nous le vivons et connaissons, mais une dimension éminnement relationnelle. Car nous ne pouvons aimer en dehors de la chair. Dieu lui-même prit chair pour nous dévoiler son amour en son fils. La relation qui fait du bien à la chair, à l'existence toute entière, telle qu'elle est est, voilà qui déjà fait signe vers la resurrection. voilà qui dit notre commune dignité d'enfants du même Père. Un autre mystère de la foi est la Pentecôte. L'Esprit repandu sur tous est un Souffle qui rend libre à la condition d'écouter, d'habiter au plus intime de soi, là où un Autre murmure. la liberté , dans la foi, ne va pas sans la mémoire de la Parole.
Aucune recette ici. Seulement le signe de l'immense confiance que Dieu nous fait.
La tradition des vertus - de la vie bonne - chez Thomas d'Aquin - est ici une pierre de fondation. L'humain capable du bien.
Ne l'oublions pas quand les turbulences sont là.
Véronique Margron
Bonjour,
merci d'avoir lancé ce blog et de contribuer ainsi à faire valoir la position de l'Eglise Catholique et à défendre la vie des personnes humaines les plus fragiles.
P. Arnaud.
Les techniques récentes d'échographie permettent de connaître dès le 4e mois le sexe de l'enfant à naître. Beaucoup de parents lui donnent dès ce stade aujoud'hui un prénom, ce qui signifie bien qu'il s'agit d'une personne humaine ( il en va de même des enfants morts nés)
Merci de ce blog et de la position de l'église qui préserve le respect de la vie dès son origine.
Je souhaiterai connaître l'importance de la prière pour tous ces êtres tués dès le sein de la mère, en dehors de toute prise de position sur les intentions quelqu'elles soient.
Depuis les premiers temps, les enfants sont toujours les victimes de ce que l'homme dans sa folie de controle ne peut soumetttre à Dieu,
les Saints innocents dès la venue de Jésus... sont le premier cri qui continu aujourd'hui...
Comment Prier pour ses souffrances qui cependant sont le prolongement des cris de la terre??
Bonjour,
Je souhaiterai poser deux questions :
Première question :
par rapport à l'intervention de Mme ou Melle Astrid Tiercellin : je ne comprends pas pourquoi le droit peut prétendre faire preuve de neutralité.
Tout d'abord, comme vous nous l'avez démontré, il n'y a pas de neutralité dans ce domaine. Et d'autre part, dant tout autre domaine, quelqu'il soit, le droit prend toujours position en prenant appui sur des renseignements, des expertises qui puissent éclairer leur jugement.
Or, dans ce cas, tout montre que l'embryon est une personne : que ce soit scientifiquement ou spirituellement. Du côté scientifique d'ailleurs, je ne comprends pas non plus pourquoi dans aucun article, ni intervention, n'est évoqué l'avis des embryologues, qui sont quand même considérés comme les experts dans l'étude de l'embryon. Or, à priori, et je me réfère à un document précis : rager-dignite-de-embryo du prof. med. Günter Rager, tous les embryologues sont quasi-unanimes (à l'exception d'un ou deux comme toujours), pour reconnaître l'embryon comme un être humain, et comme une personne. Tous les scientifiques parlent de "bébé éprouvette" montrant donc bien qu'au fond ils considèrent que l'embryon est une personne. Et spirituellement, l'embryon est aussi reconnu comme une personne.
Donc, pourquoi les législateurs à travers le droit pour une fois déroge à leur mission de prendre une décision en fonction d'une réalité reconnue par nombre de personnes, au niveau scientifique et spirituel ?
Dans ce cas, peut-on dénoncer une "corruption" ?
Pour la deuxième question, je serais reconnaissante aux personnes qui m'ont répondu hors bloc de bien vouloir continuer à me répondre. (mais peut-être que cela leur demande unpeu de temps).
Merci, bonne journée, en la Trinité Sainte
Sur la loi de gradualité :
En effet, cette notion est peu visitée, sans doute parce qu'on a tendance à la confondre avec la gradualité de la loi.
La loi de gradualité ne consiste pas à dire "si tu ne te sens pas capable, la loi n'est pas pour toi", elle est une loi pédagogique, qui consiste à reconnaître que la situation concrète d'une personne ne lui permet pas de se conformer instantanément à la loi morale, et que l'exigence est qu'elle tende sincèrement à créer les conditions de cette possibilité.
Mais bien sûr, le "tu ne tueras pas" ne signifie pas "tue le moins possible", ni "sauf si tu ne te sens pas capable".
Sur la personne humaine :
Ce n'est pas tout à fait un pléonasme : il y a les personnes divines...
A Cath O' Leek
En lisant le livre des évêques, remarquable, il me semble évident qu'ils n'ont pas quitté des yeux un instant la question de l'avortement. Mais ils savent aussi qu'on ne peut aborder ce problème frontalement, sous peine de voir se fermer immédiatement toutes les autres discussion. Dans notre type de société, nous ne pouvons, à l'échelle nationale, que travailler à un lent réveil des consciences.
Ce la n'empêche d'oeuvrer aussi au niveau des personnes que nous rencontrons.
En outre, il faut savoir que les femmes concrètes qui avortent ne le font pas de gaité de coeur. La manière la plus efficace de lutter contre l'avortement est d'aider les structures comme "mère de miséricorde" qui leur viennent en aide...
Votre blog arrive même jusqu'en Seine-Saint-Denis !!! Merci.
de St Marc ch. 10 : On Lui présentait des petits enfants, afin qu'Il les touchât; mais les disciples repoussaient durement ceux qui les présentaient. Jésus, les voyant, en fut indigné, et leur dit: Laissez venir à Moi les petits enfants, et ne les empêchez pas ; car le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent.
Quelqu'un d'autorisé par l'Eglise pourrait-il m'éclairer sur les sens de :
- "en fut indigné"
et
- "ne les empêchez pas"
Merci d'avance
Pour Emmanuel:
Votre post aurait pu se trouver dans les commentaires du texte de Mgr Aupetit.
Je ne suis ni prêtre, ni philosophe, ni théologien...juste quelqu'un de lambda.
"en fut indigné": parfois les enfants coupent les conversations des "grandes personnes" et cela peut énerver! Et pourtant, combien de fois avons nous pu être édifieés par le réaction de certains enfants (cela ne veut pas dire qu'ils doivent tout faire) mais aussi, Le Seigneur aime dans l'enfant, l'innocence de celui qui n'a pas encore été compromis par l'esprit du monde, celui qui a confiance en son père, celui qui admire le père...celui qui admire et aime sans condition celui qui lui a donné la vie. Par transposition, celui qui aime le Père, celui qui fait confiance au Père, car l'enfant est don de Dieu.
"ne les empêchez pas" Ne les empêchez pas de vivre!!! dès le début!!! Le Seigneur sait que c'est un pêcheur mais aussi Il sait aussi que c'est un Saint potentiel...comme le disait quelqu'un dans un post "Son nom est inscrit dans la paume de ma main"
On peut aussi penser, que puisque nous sommes enfants de Dieu, par notre Baptême, nul ne peut "nous empêcher "de dire que nous croyons à la Vie, que nous avons l'Espérance...
Et pourtant!!!!C'est difficile!
La liberté du chrétien.
La création de ce blog m’avait donné beaucoup d’espoirs sur l’audace de l’Église à enfin se confronter à la diversité des choix de ses baptisés dans les enjeux bioéthiques. Je viens de relire les textes déjà déposés ainsi que les commentaires jusqu’au jeudi 26 février 2009, et j’ai le sentiment d’observer une utilisation d’internet dans le but de diffuser les doctrines traditionnelles sans vraiment les exposer au danger. Cela ne vaut pas la peine de faire un blog pour redire les mêmes choses que dans les sermons.
Mon point de vue n’est pas celui d’un médecin mais d’un biologiste, ce qui donne évidemment plus de liberté grâce à la confrontation avec d’autres espèces de vivants. Puisqu’on indique des titres j’ai fait jadis un doctorat en biologie (de la reproduction) et j’ai aussi des diplômes en pédagogie, théologie et philosophie, plus quelques certificats en informatique. Je réfléchis aux problèmes de bioéthique (et plus généralement sciences-sociétés) depuis les années 50 et sur un demi-siècle j’observe que la pratique des baptisés s’éloigne de plus en plus de la parole officielle du magistère. Je continue à penser que l’encyclique Humanæ Vitae a causé un tort considérable à notre Église et qu’on s’est enfoncé en la traitant de prophétique, écologique, eucharistique, … pour fêter ses 40 ans. C’était pas vraiment un judicieux cadeau d’anniversaire.
Heureusement dans mon pays beaucoup de chrétiens ne dépendent plus vraiment de l’avis de l’Église pour les composantes biologiques de leurs choix de vie. Dès les années 60 ils s’engageaient sans tourments de conscience dans l’utilisation de la pilule et d’autres moyens anticonceptionnels. Ils ont soutenu le recours aux bébés-éprouvette et se sont réjouis que des techniques fines comme l’ICSI, permettant l’injection directe d’un spermatozoïde dans un ovule, soient inventées à Bruxelles. Ils se résignent à des interruptions de grossesse lorsque cela leur parait le choix le plus moral et n’ont pas de réticence définitive envers le diagnostic préimplantatoire. Leur éthique est que si on interrompt un processus il faut le faire le plus tôt possible.
Notre pays intègre aussi des scénarios de fin de vie dans lesquels certains reconnaissent une « ultime liberté ». Pas mal de mes amis, chrétiens ou non, ont déjà fait savoir que si vers la fin présumée de leur vie une maladie évolutive les atteignait ils sauraient partir à temps.
Et pourtant les baptisés qui font des choix éthiques en tension avec la « doctrine actuelle » de la hiérarchie revendiquent la cohérence avec le cœur de l’option chrétienne du respect actif de la personne humaine.
Beaucoup d’interventions sur ce blog éthique partent de l’hypothèse selon laquelle le début et la fin d’une personne humaine seraient scientifiquement établies. Je continue à penser que le mot personne humaine n’appartient pas au vocabulaire de la biologie, et aussi que dans l’émergence d’un nouvel individu il y a à la fois continuité et seuils. Toute philosophie n’exige pas que l’on puisse déterminer un critère universellement admis de début et de fin. Je me méfie terriblement du caractère sacré qu’aurait la vie humaine. On ne pourrait y toucher. Il faudrait laisser faire la nature, pour faire naitre ou pour que s’arrête la vie. Pour moi respecter plus la vie que la personne vivante, cela correspond à l’idolâtrie biblique. La personne humaine ne mérite-t-elle pas un respect actif ? Dieu n’a-t-il pas créé l’homme à son image et à sa ressemblance, ne l’a-t-il pas « créé créateur ». L’homme n’est-il pas « maitre de la vie », mais un accompagnateur intelligent, écologique, prudent ?
Voilà donc quelques observations. J’observe donc que beaucoup de baptisés ont fait des choix, intellectuels et pratiques, souvent très différents des choix traditionnels. C’est vrai aussi pour l’égalité des fonctions de l’homme et de la femme dans la société, du caractère à base biologique de l’homosexualité, de la possibilité de renouer une relation conjugale après l’échec d’un premier couple…
Quand ils constatent un fossé entre la parole officielle de l’Église et leur propre pratique ils se trouvent devant une alternative : soit ils quittent toute pratique religieuse sauf en de rares événements, soit ils continuent sans état d’âme leur pratique de réguliers de la messe du dimanche, de maitre de chorale, de chef scout ou de curé.
Je m’arrête ici pour ne pas affoler davantage. Mon but est de faire « avancer la chose », de susciter le débat. Voir où sont les malentendus (sur la définition de la personne humaine) et où sont les conflits persistants (sur la non-reconnaissance de l’accès des femmes à toutes les fonctions). Les lois éthiques ne valent-elles pas pour un temps, une culture donnée ? Certaines ont déjà largement dépassé leur date de péremption.
Entendons-nous sur un défi commun, par exemple « le respect actif d’une personne humaine », et puis voyons quelles formes cela peut prendre.
Il n'y a rien d'affolant dans ce que vous dites, simplement la banalité des conversations de trottoirs...L'Eglise ne juge pas les personnes; elle a juste l'intention, comme n'importe quelle mère de famille, de favoriser le bonheur de ses enfants. Notre liberté est précieuse à ses yeux et c'est un don de Dieu. Il n'empêche, et c'est un fait objectif, que la simple mesure de précaution nous oblige à considérer le début et la fin de la vie comme étant ceux d'un être humain unique et aussi digne que les autres. Qui suis-je pour attenter à la vie de qui que ce soit?
Avez-vous rencontré des femmes qui ont subi un avortement? Des couples à qui on a fait une réduction embryonnaire? Des couples qui vivent dans la douleur depuis que leur bébé a été tué parce que malformé? Vous aurez du mal à leur expliquer que c'était pour leur bonheur...Allez voir sur les forums féminins la douleur de celles que plus personne ne veut écouter, parce qu'elles empêchent de tourner en rond...
En réponse à PaulThielen
Le Christ dont nous voulons être les disciples a répondu à tous ceux qui l'ont questionné en quête de vérité. A Pilate qui voulait le juger selon les critères du monde d'alors et du contexte local Jésus à repondu "Tu le dis, je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix. Pilate lui dit alors : qu'est ce que la Vérité ?"
et là, surprise ! Jésus ne lui a pas répondu.
Alors présenter les lois éthiques comme des produits de grande consommation avec date de péremption soumise à la loi de l'offre et de la demande me laisse pantois. La morale que l'église à la suite du Christ propose n'a que faire du jugement actuel du monde présent.
Les chrétiens quand ils affirmaient à la suite des juifs que Dieu est unique choquaient des siécles de culture polythéiste et je pense qu'ils s'en fichaient comme d'une guigne ce qui a du coûter leur vie à quelques un.
De même quand ils affirmaint l'égale dignité de l'homme libre et de l'esclave ou de l'homme et de la femme dans le mariage (la soumission mutuelle enseignée par Saint Paul). Cela contrevenait complètement à l'organisation sociale du monde connu de l'époque et aux lois de l'empire qui donnaient au Pater Falmilias le droit de vie et de mort sur sa famille et les gens de sa maison.
Et pourtant avec le temps ces "chocs" culturels, prophétiques, sont devennus admis de tous comme une évidence.
Faire oeuvre d'intelligence, y compris collective en partageant ses questions et réflexions à travers ce blog notamment, nous permettra de trouver des réponses et de proposer des lois adaptées pour notre bonheur à long terme et pas seulement dans l'intention de plaire au plus grand nombre.
"Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd de sa saveur, avec quoi la lui rendra t'on ? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors et foulé aux pieds par les hommes"
A Sophie
Mais bien sûr que c'est le plus souvent très dur de voir, et parfois décider de voir, s'interrompre le développement d'un embryon ou d'un foetus.
Vous parlez de la réduction embryonnaire. Rien que l'expression est un peu glaciale. Mais c'est un choix pour la vie des embryons gardés. Au départ le plus souvent (mais il y a les cas tordus comme celui des octuplés récents) un couple qui n'arrive pas à avoir d'enfants et qui stimule l'ovulation (c'est très difficile à doser). Ensuite la fécondation in vitro et la décision de l'équipe médicale de réimplanter plusieurs ovules. Et lorsque tous se développent et pour éviter que la survie de l'un ne nuise finalement à tous les autres, on se résigne à une "réduction embryonnaire".
On peut voir cela comme un processus global pour susciter une vie qui aurait sans doute été impossible.
Mais si on focalise sur "une personne humaine" à laquelle on ne peut toucher, alors on est parti pour des angoisses : "pourquoi avoir interrompu la vie de celui-là plutôt que de cet autre?", "ne valait-il pas mieux qu'ils meurent tous si Dieu le voulait?", "ou Dieu n'a qu'à choisir lui-même".
Moi je pense qu'on peut être chrétien, respectueux des personnes humaines, et choisir une logique paradoxale pour susciter un nouvel individu humain. Mais parmi les chrétiens il y en certainement beaucoup qui sont non interventionnistes.
L'Eglise doit accompagner les différents choix, aider à discerner, inviter à s'entourer de compétences, examiner les alternatives... mais certainement pas tourner et retourner le couteau dans la plaie de celles qui ont fait des choix douloureux et que peut-être on n'aurait pas fait soi-même.
J'ai vu le magnifique reportage sur la bioéthique ce matin sur KTO TV, je crois que l'être humain, pour ne pas dire le Français est un peu soit tout l'un ou tout l'autre, nous sommes maintenant en train de chercher le juste milieu face à cette société individualiste et qui semble avoir beaucoup trop voulu toucher au Sacré.
Le Sacré c'est la vie, je serais contre toute procrétion médicalement assistée car elle fait l'objet d'un "marché", car nécessite de l'argent, des dépenses au point de vue de la sécurité sociale d'une part en restant matérialiste.
D'autre part, pour moi c'est un peu le constat des couples et de l'être humain incapable de faire face à la frustration, si notre corps ne peut créer physiquement un autre être humain, c'est peut être qu'il devait en être ainsi et que cette personne doit travailler spirituellement, faire un deuil.
Pour ma part, le travail du médecin réside dans le fait d'accompagner psychologiquement à faire un deuil d'une paternité ou d'un maternité physiologique pour peut être aider à l'adoption.
En procédant à l'assistance d'une procréation, le médecin ne souhaite t'il pas au delà d'une demande non" raisonnée" se placer au dessus des desseins de Dieu?
Toute personne à des épreuves dans sa vie et la foi doit permettre de passer au-dessus de ces épreuves, non?
Réponse de Rédaction blog bioéthique le vendredi 27 février 2009 à 21:22
D'autres billets sont désormais publiés sur le blog; nous vous invitons à ne plus déposer de commentaire sur celui-c, et à réagir sur les billets plus récents.
Vous aurez, d'ici juillet, la possibilité de discuter sur l'ensemble des sujets qui seront abordés dans le cadre des Etats-généraux avec un nouveau billet chaque semaine.
Heureuse des avancées sur ces sujets. Merci à tous ceux qui y contribuent. Je ne peux me prévaloir d'aucun diplôme scientifique sur ces questions. J'ai seulement eu un appel particulier à prier pour les enfants non-nés, et une illumination spirituelle pour comprendre que Dieu Lui ne les a pas avortés, et qu'ils ont besoin de nos prières.
La très Sainte Vierge n'attendait pas depuis bien longtemps l'Enfant Jésus, lorsqu'elle se rendit auprès de sa cousine Elisabeth, e déjà celle-ci reconnut qu'elle portait en elle le Sauveur, et que son propre enfant purifié et sanctifié par cette rencontre en tréssaillait de joie dans son sein.
Lorsqu'une personne qui m'était proche allait subir une IMG à 4 mois de grossesse et que j'ai contacté l'aumônier de l'hopital où cela allait avoir lieu, afin de faire baptiser ou ondoyer cet enfant, j'ai été surprise que le prêtre refuse d'intervenir "St Thomas d'Aquin n'ayant pas défini à partir de quel âge l'embryon a une âme".
Merci pour ce site nécessaire.
Je pense cependant, et ce au regard des essais de nos sommités en page de garde, qu'avant de nous lancer sur un débat concernant un tel concept, qu'il serait souhaitable de le définir. En effet, le mot bioethique a déja bien souvent changé de sens au regard des dictionnaires les plus usuellement consultés par notre société ces dernières années : quelle sont les limites de ce champs d'investigation scientifique?
Le fait même que la biologie comme l'éthique soit deux domaines en constant devenir ne permettent pas à mon sens de les définir en tant que concepts qui pourrait être débattus. De plus l'éthique, la morale, la foi sont tous trois des voies de réflexion si différentes (bien que réunissant de nombreux idéaux communs) qu'il parrait impossible de les réfléchir ensemble.
Seule comme nous tous devant ces interrogations il me semble qu'il nous faut définir et regarder la biologie comme l'éthique avec foi avant de pouvoir lier ces concepts et les réfléchir ensemble.
Je pense que ce n'est qu'à ce prix que nous pourront nous entraider, nous, croyants, à affirmer une position sur les applications de ces sciences, quelquesoient la forme qu'elle prennent.
Cest donc cet anathème auquel nous devons faire face : nous positionner et enrichir notre foi face à un devenir en constante évolution, indéfinissable de manière collective-il me semble que le mot bioethique par lui-même ne peut être appréhendé de la même manière par le scientifique au bord d'une nouvelle découverte et le commun des mortels qui n'en connait que quelques applications d'après ce qu'il a pu en lire et retenir d'après ses lectures.
N'ayant point de réponse...
Je suis à fond pour cette réflexion sur la bioéthique..pour le respect de la vie..pour considérer l'embryon comme une personne:aujourd'hui,un jeune couple peut prévoir de mettre au monde un enfant...et pour moi l'embryon est une personne dès le départ...mais dans le cas de cette petite fille violée de 9 ans,il me semble que l'église brésilienne réagit à l'envers à savoir qu'une petite fille n'est pas une adulte mature et qu'avoir déjà subi un viol ne sera pas simple à gérer...l'obliger à garder ses jumeaux est pour moi quelque chose d'insupportable...la réaction des évêques brésiliens...manque totalement de compassion....et ne donne pas une image ouverte de l'église.Je le dis d'autant plus que je me suis posée cette question pour l'un de mes enfants et j'ai choisi la vie.La vie oui,mais avec une loi de gradualité selon les personnes et les cas de figure.
Seigneur, que ce blog soit un acte de foi plus qu'une occasion de pécher par orgueil. Amen.
Le Temps est le sens naturel de la création. Les lois de la bioéthique ne pourront y déroger. Faire revivre les dinosaures au XXI ieme siècle n'est pas bioéthique. Bien sur ce serait une illustration pédagogique fantastique, de quoi nous rassurer sur la somme de nos connaissances, mais Jurassic-Park doit rester au cinéma. Ce serait un contre-sens.
Dieu est intemporel c'est une des raisons fondamentales pour la quelle nous ne pouvons être face à face.Si nous avons pu approcher le Christ, c'est qu'il s'est lui-même soumis au temps comme nous le sommes tous de la naissance à la mort. Si nous croyons à l'incarnation nous devons comprendre que le temps est lié à la chair (et plus généralement au vivant) comme il l'est avec l'espace et la matière selon les lois de la relativité. Les télomères de Dolly n'avaient pas l'âge de ses artères mais celui de son original: un être récent (on ne peut pas dire jeune) avec des cellules vieilles. Même si le clonage peut paraitre formidable, le temps met son empreinte sur chaque génération comme un sceau indélébile.
Aussi comment traduire en lois bioéthiques la question générationelle:
1- Chaque génération est liée au temps et a le droit de disposer et de préserver ses caractéristiques naturelles qui lui ont été transmises par les générations précedentes pour les transmettre avec la valeur ajoutée de chaque vie à la génération suivante. 2- Chaque génération est soumise au temps et ne peut sous pretexte de réparation faire revivre une génération disparue naturellement ou s'opposer au vieillissement naturel par une réplication du vivant. 3- Chaque génération est un chainon unique de l'évolution. Le vivant ne pourra être soumis à des modélisations dans un but déterministe d'amélioration des performances. Chaque génération doit pouvoir continuer d'apporter sa part de complexité originale à la génération suivante sans l'appauvrir ou la modifier artificiellement.A Pat
Votre billet est très complexe, j'avoue que je ne suis pas arrivé à tout saisir.
J'ai compris le sujet concernant les dinosaures (au moins je pense). Je ne vois pas un vrai problème éthique dans le fait de faire revivre un dinosaure. Cependant, je dirais:
1- Si nous arrivons à le faire revivre cela sous-entend que nous pouvons créer la vie , ce qui n'est pas très évident philosophiquement; la vie est en effet "une organisation"
2- Peut- être on peut recourir à des moyens artificiels via des clonages intermédiaires. Et cela ne poserait pas de problème moraux, selon moi bien entendu, car ce n'est pas créer, c'est-à-dire faire de rien, mais plutôt se servir de ce qui existe déjà
3- C'est plutôt aux biologistes de répondre sur la survie des dinosaures en fonction de leur chromosomes. Mais actuellement il y a tellement de bricolages géniques possibles dans ce domaine !
4- A propos de Dolly, l'âge de la cellule qui a servi au clonage est très important. Si cette cellule était plus jeune Dolly aurait vecu plus longtemps. L'age des cellules est important; en effet chaque cellule peut se multiplier un nombre finit de fois, à mains qu'elle ne devienne cancereuse
Je suis désolé d’avoir été obscur. Je vais tenter de développer au détriment de la concision.
J’essaye simplement de réfléchir au sens du temps pour le vivant. En physique on a mis en évidence que le temps est lié à l’espace et à la matière. En biologie personne ne pose la question. Les trois points en fin de billet veulent simplement essayer de fonder le respect de la vie pour un temps passé présent et avenir.
1- Le temps passé : Il nous faut reconnaître que nous venons d’un long processus de formation enrichi de la complexité de milliards de générations avant nous, de la première bactérie dans les océans primitifs (ou peut-être même de l’espace) jusqu’à nos parents. « Tu respecteras ton père et ta mère » prend un sens plus vaste à la lumière de l’évolution. Le risque que peut introduire les nouvelles technologies en mélangeant des patrimoines génétiques d’époque différentes est double :
a. On perturbe une harmonie qui a mis des millions d’années à se construire et on risque de brouiller l’évolution.
b. On risque de nier le rôle unique de chaque être qui apporte en son temps sa pierre à l’édifice. Les efforts d’adaptation les accidents de parcours et les rencontres aléatoires de chaque vie qui transmet une modification génétique à la génération suivante, ne sont pas moins louables que toute la science d’un labo de recherche ou d’une entreprise de génie génétique qui peut modifier un génome.
2- Le temps présent :
Si nous faisons cohabiter des êtres d’époques différentes (par exemple les dinosaures dans nos poulaillers en batteries ou dans nos jardins) nous prenons des risques encore plus grands d’espèces invasives qu’avec la perche du Nil dans le lac Victoria. Pas seulement pour un risque de prédation directe mais parce que la cohabitation des espèces fait entrer en jeux des procédés de défense du vivant complexes qui peuvent faire ressurgir des virus, prions, ou autres que la nature avec l’évolution avait permis d’oublier.
Il faut ensuite nous interroger sur la réplication du vivant. La civilisation industrielle nous habitue à produire des biens de consommation à l’identique et à l’infini. Ce sera certainement la première tentation avec des cellules souches. Tenter de vivre indéfiniment en remplaçant des cellules vieillies à l’identique n'est pas la même chose que la vie éternelle. Une génération ne peut se figer dans le temps sans s’opposer à la loi de l’évolution.
3- Le temps à venir : Nous pourrons sans nul doute avec les nouvelles connaissances scientifiques prédire les évolutions possibles du vivant. La ligne conductrice évidente de l’évolution aussi bien en physique qu’en biologie est la croissance de la complexité. On pourra imaginer Lucie non plus 3 millions d’années en arrière comme les fouilles archéologiques nous l’ont révélée mais trois millions d’années devant nous, par des procédés de calculs et de modélisation. Le hasard ( ?) qui présidait jusque là à l’agencement de la complexité sera remplacé par un modèle qui pourra mener l’évolution sur une branche déterminée plutôt qu’une autre. Deux questions à nouveau s’imposent :
a. Qui fera ces choix alors que chacun jusque là apportait sa contribution personnelle et naturelle sans autre besoin de légitimité.
b. Comment garder la ligne de conduite de la complexité sans tomber dans le simplisme où ne manqueront pas de nous entraîner nos limites techniques et humaines.
Merci pour vos commentaires que je commente à mon tour
1- Si nous arrivons à le faire revivre cela sous-entend que nous pouvons créer la vie , ce qui n'est pas très évident philosophiquement; la vie est en effet "une organisation"
a. Il ne s’agit pas de créer au sens biblique mais de reproduire une organisation du vivant dont l’information est contenue dans chaque cellule.(somatique)
2- Peut- être on peut recourir à des moyens artificiels via des clonages intermédiaires. Et cela ne poserait pas de problème moraux, selon moi bien entendu, car ce n'est pas créer, c'est-à-dire faire de rien, mais plutôt se servir de ce qui existe déjà.
a. Je ne vois pas très bien comment un procédé par étape viendrait diluer un problème moral.
3- C'est plutôt aux biologistes de répondre sur la survie des dinosaures en fonction de leur chromosomes. Mais actuellement il y a tellement de bricolages géniques possibles dans ce domaine !
a. Vous voulez dire que la disparition d’une espèce peut être expliquée grâce à ses chromosomes ou que l’exactitude des caractéristiques peuvent être bidouillée.
b. Dans tous les cas la question éthique est pour moi s’il est bien temps de faire vivre des dinosaures.
4- A propos de Dolly, l'âge de la cellule qui a servi au clonage est très important. Si cette cellule était plus jeune Dolly aurait vecu plus longtemps. L'age des cellules est important; en effet chaque cellule peut se multiplier un nombre finit de fois, à mains qu'elle ne devienne cancereuse.
a. Plus qu’une question de longévité c’est la question de la specificté des cellules qui seraient datées à chaque génération qui se pose.
Merci pour cet échange.
Enfant de la gestation pour autrui.
2009 sera l’année de la réflexion sur la bioéthique et donc la question : qu’est-ce que l’homme ? se pose au législateur.
J’ai rédigé récemment un livre sur le thème de l’autoritéLe sens de la parentalité, des responsabilités vis-à-vis de l’enfant reparaissent dans cet ouvrage à travers trois types d’autorité que j’ai définies :
• l’autorité bienveillante qui accompagne l’évolution de la conscience de la personne,
• l’autorité excessive qui inhibe, diminue l’estime de soi,
• l’autorité vide sens qui ne structure pas la conscience humaine. Cette dernière notion démontre le besoin d’éthique de l’être humain.
j’ai eu envie d’aborder le sujet des « mères porteuses ». Il apparaît primordial de protéger le nouveau-né , enfant- adulte de demain- futur citoyen -
La loi permet de créer un cadre de la gestion de la souffrance des parents stériles tout en réglant une politique de natalité de l’Etat français. Mais si l’on recherche une solution de non-souffrance ou de moindre souffrance causée par cette stérilité, on crée un cadre artificiel de la réduction du désir par la présence d’un enfant génétique.des constations s’imposent pour la mère comme pour le père et pour enfant génétique :
- Cette solution ne résout pas le problème du manque de « maternité de naissance ». La mère génétique n'accouche pas. Elle ne vit pas la modification de son corps, les sensations de la vie de l’enfant à l’intérieur de son ventre et l’expulsion de l’enfant. Le lien mère-père-enfant n’est pas construit pendant la gestation. Certains gomment cette fonction biologique de la maternité pour lui donner un aspect symbolique, proche de la paternité. Néanmoins, la femme souffrira de ce manque. Par voie de conséquence, elle sera uniquement la mère éducatrice
- L’enfant génétique, séparé de sa mère de naissance est en situation d’abandon, plus ou moins « objet du désir inassouvi de maternité ». Ainsi, il n’est pas sujet de sa vie puisqu'il est -coupé de sa mère de naissance,- privé du contact intime de l’allaitement où se prolonge le lien affectif-physique établi pendant les 9 mois de la grossesse. On sait que son arrêt brutal et/ou précoce peut entraîner des frustrations parfois sous-estimées..
- Objet, l’enfant ne l’est il pas encore dans cette nouvelle forme de parentalité ? A la différence de l’adoption, en effet, les parents génétiques, en accord avec la mère de naissance, décident de l’abandon, de la souffrance psychique de l’ handicap éventuel .Les parents recourant à cette pratique sont-ils informés de ces souffrances psychiques de l’enfant et des possibles conséquences sur son développement.
On touche là au respect de la dignité humaine, de l’amour auquel tout être humain aspire. Certes, il est nécessaire de respecter la souffrance des parents, mais aussi peut être de rechercher et d’ouvrir avec eux par un travail personnel une voie du milieu dans un cadre plus approprié
References : possibilités de nombreuses références …