• Le DPN est une pratique éthiquement légitime voire souhaitable si elle vise des mesures préventives et thérapeutiques pour le bien de l’enfant à naître. La pratique du diagnostic en vue de déceler des anomalies chromosomiques est sortie de ce cadre comme en témoigne les très nombreuses « Interruptions de Grossesse pratiquées pour motif Médical » (IMG) auxquelles elle a conduit.
  • Le DPI est une technique lourde pour les parents, coûteuse pour la société et de faibles résultats. L’autorisation de cette pratique par le législateur – même limitée à des cas exceptionnels – porte atteinte au principe éthique majeur de la mise au monde d’un enfant pour lui-même, qu’il soit porteur ou non d’une pathologie.
  • Une extension des prescriptions et des modalités du DPN dans un but autre que préventif ou thérapeutique pour le bien de l’enfant à naître, et de celles du DPI, ne pourrait qu’accentuer une dérive eugéniste déjà présente dans notre société.
  • Pour répondre à la souffrance des parents, il est urgent d’encourager la recherche sur les maladies concernées plutôt que l’éradication des malades.

Synthèse extraite du livre "Bioéthique, propos pour un dialogue", de Mgr Pierre d'Ornellas et les évêques du groupe de travail sur la bioéthique, DDB, février 2009.

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